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Ce que nous sommes devenus

Après quelques mésaventures, Rick Grimes et son fils Carl ont retrouvé Glenn ainsi que quelques autres. Ensemble, ils rejoignent un nouveau groupe de survivants. Accompagnant le Dr. Eugene Porter, un scientifique ayant travaillé sur le génome humain, ils tentent d’atteindre Washington D.C. dans le but de retrouver des forces plus organisées et mieux armées contre le terrible virus qui transforme les morts en affamés de chair…

Kirkman et The Walking Dead c’est un peu l’histoire sans fin. Une histoire sans fin qui se répète, mais qui sait tout de même se renouveler, ou en tout cas reproduire des scènes ou des éléments déjà vus de manières différentes, sous un angle nouveau, et avec un autre regard que précédemment. L’auteur fait donc avancer Rick Grimes et son fils Carl au gré d’aventures dont on sait déjà qu’elles se finiront mal, mais là n’est pas l’important. Ce qui est intéressant, c’est bel et bien comment le scénariste phare d’Image fait interagir son pion avec les autres pièces de l’échiquier. C’est là que Kirkman démontre toute la maîtrise de son sujet quand, par exemple, deux hommes que tout oppose mais qui ont chacun dû renoncer à toute humanité pour défendre leurs familles respectives se livrent l’un l’autre de but en blanc, ou encore quand il nous montre ce père refusant d’admettre la triste vérité sur ce qu’est devenue sa progéniture… Sur la longueur, The Walking Dead se révèle être une savante étude sur l’humain moyen poussé au bord du gouffre plutôt qu’une simple histoire de zombards qui veulent bouffer du survivant... Personnellement, je signe volontiers pour 10 autres recueils !

Pour la partie graphique, Charlie Adlard reste égal à lui-même. Son trait est toujours parfait pour ce qui est de la retranscription des émotions des personnages. Expressions faciales piquées sur le vif, yeux brillants et qui en disent long sur tout ce qu’ont souffert les différents protagonistes, l’artiste a vraiment un don certain pour appuyer avec talent les dialogues de Kirkman. Pour ce qui est du storytelling, et malgré le fait qu’Adlard s’abandonne à la facilité en s’appuyant parfois un peu trop souvent sur des plans cinématographiques qui se répètent, il faut admettre que le bonhomme sait très bien gérer son rythme et la tension de la narration dans les scènes cruciales. Certes, l’esthète n’y trouvera rien de révolutionnaire mais, sans être bégueule, en tout cas de quoi passer un excellent moment de bande-dessinée.

Sans doute la meilleure série de Robert Kirkman actuellement. Avec ce 10ème TPB, The Walking Dead atteint une certaine maturité qui en fait un titre incontournable du monde des comics, tous genres confondus.

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