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Trop de rock’n’roll tue le rock’n’roll

The Amazing Joy Buzzards est un groupe de rock constitué de Biff Ashby, Gabe Carlyle et Stevo Vargas et dont le manager Dalton Warner est membre de la Creative International Artists Agency (hum… hum…). Mais ce ne sont pas des rockeurs comme les autres, car Warner utilise en fait le statut de superstar de ces musiciens dans le but de couvrir des enquêtes bizarres et étranges menées pour le compte de la C.I.A. (ah ben voilà !) par ces trois zouaves. Assistés par le catcheur mexicain El Campeon, The Amazing Joy Buzzards combat le mal sous toutes les formes possibles et (in)imaginables…

Commençons par ce qui accroche de suite dans ce comics : le dessin ! Dans un noir & blanc où le rose fluo (sic !) surgit à de très rares moments, Dan Hipp nous invite à admirer son style cartoony du plus bel effet. Si parfois il tente l’incursion du crayonné dans ses planches (un peu à la manière de certains passages de The Goon par exemple), l’artiste se cantonne en général au plus pur des contrastes. Dynamique et précis, son trait met tout de suite dans l’ambiance du titre. Malgré la ‘‘simplicité’’ des graphismes, le character-design des principaux protagonistes fonctionne à merveille et permet de renforcer l’identité de chacun. De plus, les compositions de page et le strorytelling ne sont pas du tout en reste niveau rythme. Du très bon travail !

On n’en dira pas de même des aventures proposées par Mark Andrew Smith. Si au début l’auteur arrive à faire illusion (jusqu’au premier tiers de la première partie de ce recueil), le lecteur se rendra vite à l’évidence que Smith est en train d’essayer de le berner avec tous les clichés propre au monde du rock’n’roll. Plus on avance dans le TPB moins on rit à des gags qui tombent bien trop souvent à plat. Et ce n’est pas l’ajout d’un second couteau tel qu’El Campeon qui permet de redresser la barre (Ah tiens ! Un catcheur mexicain… Comme c’est étonnant, c’est n’est vraiment pas à la mode du tout…). Et si au moins les histoires proposées permettaient de nous tenir en haleine… Mais non, elles riment plutôt avec ennui ! Rageant que le scénario n’est pas été à la hauteur des dessins !

En bref, trop de rock’n’roll tue le rock’n’roll… Un bon gros pétard mouillé que ce The Amazing Joy Buzzards… Dommage car la partie graphique est plus que plaisante ! M’en vais me relire Young Liars moi tiens !

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