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Angela

Angela
Auteur(s) Neil Gaiman (scénario), Greg Capullo (dessin)
Editeur (collection)
Semic (Planete Comics)
Date de parution
1997
Prix 30F (4,5€)
Nombre de pages
72
Episodes VO Angela #1-3
Angela

En tant que guerrière angélique, Angela est l'ennemie naturelle des Hellspawns. Malheureusement pour elle, elle a aussi des ennemies dans sa propre hiérarchie...

Red Angela

Dans l’univers de Spawn, Angela, guerrière d’une centaine de milliers d’année, fait partie des Anges, habitant l’Elysée, immense citée céleste. Les Anges se confrontent régulièrement avec Maleborgia, roi de l’Enfer, et ses sbires (plus ou moins volontaire, comme notre héros Spawn) dans une éternelle lutte entre le bien et le mal. Seulement, notre jolie Ange va faire les frais d’un simulacre de procès l’accusant de trahison, fruit de querelles avec d’autres Anges. Avec ses camarades, une unique voix de recours leur apparait : aller chercher Spawn sur Terre (avec qui elle s’est frittée dans les Spawn #9-10 de Semic) et l’emmener à l’Elysée pour témoigner !

Rien à redire sur l’histoire, malgré un scénario allant plutôt vite en besogne et des relations entre les personnages très brièvement esquissées, Neil Gaiman remplit plutôt bien son cahier des charges. En plus de proposer un récit très correct qui approfondit la mythologie du taciturne Spawn et sait alterner sans peine action, suspens et introspection, l’auteur de Sandman ajoute quelques notes d’humour bien pensées permettant d’établir une certaine distance avec l’ensemble et de ne pas trop se prendre au sérieux. Il ne faut pas non plus chercher là du grand Gaiman, l’ensemble est correct tout au plus, mais il a le mérite au moins de se lire sans se forcer et avec intérêt (à la différence de Spawn / WildC.A.T.S. d’Alan Moore, par exemple).

Mais qui dit débuts de Spawn dit Image des années 90, et comme souvent à cette époque la partie graphique est loin d’être une réussite. Surfant sur la vague des Jim Lee, Whilce Portacio ou Marc Silvestri, le dessinateur fétiche de Todd McFarlane, malgré un réel dynamisme sur certaines planches et un sens du détail et du character design à l’avenant, maîtrise à peine les bases d’une narration correcte (certaines planches sont vraiment très embrouillées), sans oublier les erreurs de proportions ou les erreurs anatomiques (au passage, tout les personnages masculins se ressemblent, comme tout les personnages féminins. Et tous prennent exactement les mêmes poses et effectuent les gestes de la même façon. Sans parler des scènes d’action…). Même s’il est aujourd’hui trouvé un style bien à lui, le Greg Capullo de l’époque Angela fait mal aux yeux. Et c’était loin d’être le plus mauvais élève de l’époque… (cf. encore une fois Spawn / WildC.A.T.S.).

On a donc un récit fantastique de Neil Gaiman plutôt sympathique, servi par un dessin représentant parfaitement le style Image 90s. Si vous aimez cette période du comic-book, si vous êtes un lecteur inconditionnel de Neil Gaiman ou encore si vous êtes amateur de Spawn, ce récit est fait pour vous. Sinon, passez votre chemin.

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