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Stray Bullets t.2

Stray Bullets 2
Auteur
David Lapham
Editeur (Collection)
Dark Horse France
Date de parution
1996
Prix
69F
Nombre de pages
104
Episodes VO
Stray Bullets #5-7
stray bullets 2

Les mésaventures criminelles et parfois tragiques d'un grand groupe personnages du milieu des années 1970 au milieu des années 1990.

David Lapham, il y a 15 ans...

Stray Bullets est LA série culte de David Lapham. Publiée entre 1995 et 2005, elle nous raconte, en l’espace de 40 épisodes, la vie et le destin d’un nombre assez important de criminels, dans l’Amérique des années 70 aux années 90. La série fut rapidement reconnue pour sa modernité et sa qualité, et reçue deux Eisner Awards en 1996 et 1997. Et en France, elle n’a pas dépassé le cadre du deuxième album et du 7ème épisode publié… Il y a de cela plus de 15 ans.

Trois épisodes nous sont donc fournis dans ce deuxième et dernier album, les #5, 6 et 7. Même si j’ai préféré me relire le 1er album avant d’enchaîner sur celui-ci, une des caractéristiques de Stray Bullets est que les épisodes (du moins les premiers) sont complètements indépendants. Bien sûr, on retrouvera parfois les mêmes personnages, à différentes époques, mais cela ne nuira en rien l’autonomie des épisodes, qui sont pensés comme des histoires complètes. Et on trouvera en filigrane des éléments liant tout ces épisodes, et faisant de Stray Bullets une série chorale d’une densité impressionnante, dont on hâte de découvrir le schéma d’ensemble.

Le 1er épisode de l’album, « Backin’up The Truck », nous raconte le passage à l’âge adulte d’un lycéen de 17 ans, embrigadé par une femme d’une trentaine d’années plutôt louche, qui va lui faire découvrir les fêtes alcoolisées, la drogue et le sexe. Sans le savoir, notre jeune innocent va pénétrer dans le lieu de débauches qu’on à découvert au tome précédent et où criminalité rime avec banalité. Un récit très prenant et sensitif, où on se met rapidement à la place du protagoniste pour apprendre l’âpreté de la vie en même temps que lui. Un épisode prenant et émouvant. Le récit suivant, « And on and on… », est assez surprenant. Il rompt sèchement avec les épisodes précédents en nous contant les rêves d’une fillette. On fait rapidement le lien avec un personnage que l’on a rencontré précédemment, et on se rend compte que ces rêves, parfois planants et souvent sombres et sanglants, ne sont que le reflet de ce qu’elle a pu subir. Une histoire très intéressante, d’autant que Lapham nous fait douter un moment de la véracité ou non de ce qu’on lit. Une douce folie et une légère frénésie s’empare de l’histoire, et on suit l’ensemble avec intérêt et incrédulité. « Freedom » clôt l’ensemble, et on se retrouve une fois de plus avec notre fillette tête brûlée, qui va devoir faire face à la grave maladie dont souffre son père. On retombe en plein dans la réalité avec ce récit amer et désespéré, qui nous touche encore longtemps après.

Vous l’aurez compris, les épisodes de Stray Bullets se suivent et ne se ressemble pas. Bien heureusement, il en va de même pour les dessins. Malgré un format 8 cases par pages auquel il s’accroche, David Lapham joue de la narration en fonction des situations et est à l’aise partout : dans les scènes d’action, dans les moments intimistes, dans les passages psychédéliques. Dans la contemplation, dans la réflexion, dans l’horreur pure. Sa narration s’adapte à chaque tonalité voulue par le récit, et l’ensemble est géré avec brio. Par ailleurs, son trait puissant et légèrement gras, appuyé par un noir et blanc profond, rend l’ensemble vraiment accrocheur à l’œil et correspond parfaitement à l’ambiance du récit. Le papier glacé des anciennes éditions Dark Horse France y est d’ailleurs pour beaucoup puisqu’il fait ressortir le noir comme il se doit. C’est d’ailleurs la seule remarque positive à faire sur l’édition, puisque elle souffre d’une traduction très approximative, d’erreurs de lettrage ou encore d’une absence d’éditorial.

Devant l’excellence d’un album comme celui-ci, on ne peut qu’espérer qu’un éditeur veuille bien enfin publier l’intégralité de Stray Bullets en France, dont il n’existe pour l’instant que deux tomes, datant d’il y a plus d’une quinzaine d’années ! Espérons que les récents succès de DeadpoolMAX ou encore de Crossed de David Lapham donnent des idées aux maisons d’édition… En attendant, n’hésitez pas à vous procurer les deux tomes publiés par Dark Horse France, facilement trouvables d’occasion !

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