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The Boys, t.2 Prends Ça

Auteurs Garth Ennis (scénario), Darick Robertson (dessins) 
Editeur (Collection)
 Panini Comics
Date de parution
 Janvier 2009
Nombre de pages
 64
Prix 11.00 €
Episodes VO
 The Boys #7-9

 

 

Dans un monde où des super-héros sillonnent le ciel ou rôdent dans la nuit, quelqu'un doit faire en sorte qu'ils ne dépassent pas les bornes. Et ça, c'est le boulot de Billy Butcher, du P'tit Hughie, de la Crème, du Français et de la Fille. Les petits gars de la CIA, une équipe de gens dangereux. Ça tombe bien, puisqu'ils luttent contre la force la plus dangereuse de la Terre : les gugusses à super-pouvoirs. Certains super-héros doivent être surveillés. D'autres doivent être contrôlés. Et certains, parfois, doivent dégager. C'est là qu'interviennent nos p'tits gars. Le sombre justicier Tek-Paladin et son ancien équipier Swingwing ont un problème. Un gros. L'un des deux a totalement perdu le contrôle de sa libido, et l'autre est peut-être bien un meurtrier. Le boulot de Butcher et Hughie, c'est de les démasquer.

Love Sausage...

Ce deuxième recueil de The Boys contient deux arcs:

Get Some: Dessiné par Darick Robertson toujours au top, ce récit est le moins bon des deux. Notre équipe enquête sur un accident/meurtre suspect d'un homosexuel qui pourrait être le fait d'un super-héros proche de la communauté gay. Ce n'est pas incroyablement écrit (l'enquête est plan-plan, on dirait un épisode de L'Inspecteur Derrick!) et c'est longuet. Un Ennis en petite forme, et pas toujours très à l'aise avec son sujet.

Glorious Five Year Plan: Cet arc est toujours dessiné par Darick Robertson avec l'aide de Peter Snejbjerg sur quelques épisodes. Le style de ce dernier n'est pas des plus réussi. Trait grossier, mise en page en dessous du reste de la série. Il est regrettable que le dessinateur principal n'ait pas pu effectuer ce récit en entier. Niveau scénario, on retrouve un Garth Ennis très en forme (rappelant son travail sur The Punisher) qui emmène notre fine équipe jusqu'en Russie où un complot international se trame... Cette aventure permettra à Billy Butcher de retrouver son vieil ami et super-héros communiste Love Sausage! (Enorme... Dans tous les sens du terme...)

Malgré une baisse de régime, cette série reste très drole et fun! (Enfin... Si on aime l'humour pas toujours très fin de Ennis et qu'on accepte que nos chers super-héros soient quelque peu bousculés...)
 
Note:
Critique effectuée sur la base du TPB US (#7-14). Elle prend donc également en compte le t.3 Les Fossiles Et Les Marteaux.  

Tiens ! Dans ta gueule !

Pourquoi lire The Boys ?

Est ce à cause de la caractérisation des personnages, très fouillés psychologiquement ? Le premier volume nous avait bien montré que non.

Est ce à cause du storytelliing de Robertson ? Bon, un peu mais ça n'est pas la raison principale.

Non, la vraie raison, c'est que c'est tout simplement jouissif de voir des super héros trash, gores et crades en prendre plein la gueule pour pas un rond! Et pourtant, je pense que vous aviez compris que s'il y a bien quelqu'un qui est attaché à la psychologie des personnages, c'est bien moi mais là, je sais pas, ça fait un peu "je me défoule à la récré en attendant de reprendre les cours" (comprenez ici, des lectures plus "sérieuses"). Donc, dans ce volume 2, la première partie (oui, car je suis The Boys en VF et donc, je n'ai eu droit qu'à la première partie du TPB US) suit The Butcher et Hughie dans  une sorte d'enquête policière dans la communauté super héroïque dont il faut bien l'avouer on se fout comme de notre première chaussette (et ce d'autant plus qu'elle n'est pas très réussie). Comme je l'indiquais plus haut, nous n'apprenons guère plus sur le caractère des persos même si Hughie fait au final son "coming out" dans le quatrième épisode mais on se délecte des situations drôlissimes qu'Ennis a concoctées pour nous à chaque détour de page (je n'en dis bien sûr pas plus si ce n'est que le Tek paladin a de sacrés problèmes, à la mesure de sa super armure.) Les mauvaises langues diront qu'Ennis recycle ses idées, qu'il n'est plus aussi corrosif que dans Preacher. Oui, c'est vrai et alors ? Il reste qu'Ennis reste une valeur sûre et que The Boys mérite le détour, si tant est qu'on accepte de voir nos super se faire maltraiter.

 

Enquête chez les supers

Je suis content de voir ce 2ème tome paraître. En effet, on commence à avoir peur pour les tomes 2 depuis la récente politique de Panini.

Mais il est là, et il m'a bien fait marrer. Encore une fois, Garth Ennis en met plein la tronche aux super-héros, en nous dressant un portrait au vitriol d'un mix de Bruce Wayne et Tony Stark, complètement stupide et obsédé sexuel, flanqué d'un acolyte limite idiot (bon, allez, pas limite, complètement con ...) et d'un ancien acolyte (ça ne vous rappelle rien ?) dont le principal intérêt est de cultiver son image pour intégrer un jour LA vraie équipe de super-héros. Vous l'aurez compris, tout ce qui porte un costume (avec ou sans pouvoir) est digne, selon Ennis, de passer à la moulinette. Et ses 2 héros, Butcher et Hughie (anglais, bien évidemment), vont lui faire plaisir en en faisant de la chair à paté. L'histoire, en fait, n'est que prétexte à cela, c'est le point négatif de la série.

Côté graphismes, ben, c'est Darick Robertson, donc, c'est fabuleusement beau, très expressif. Et, comme il ne caricature pas ses persos, on y croit à fond et on rentre très facilement dans l'histoire.

Une bouffée d'air frais, un plaisir couplable, à reserver aux + de 15 ans, cependant, n'oublions pas que DC (maison mère de Wildstorm, mais aussi de Vertigo) a baissé pavillon devant la crudité de la série.

Mouahahaahaha !!!!

Après une premier tome en demi-teinte, et malgré ce deuxième charcuté (en effet, Panini a opté pour diviser un TPB en deux pour l'édition sur notre sol) et donc assez cher pour ce qu'il en est, j'ai quand même retenté l'aventure The Boys, une sorte d'essai de la dernière chance. Mince, Ennis et Robertson, quoi ! Ça ne peut qu'être bon au pire !

Heureusement, j'ai été largement soulagé au niveau de cet arc. Certes, l'intrigue fait très enquête policière classique, mais Ennis nous fait en apprendre beaucoup plus sur les deux personnages principaux (Billy Butcher et P'tit Hughie), d'une part, mais surtout il retrouve là un bon niveau (certes pas le meilleur, mais c'est déjà ça) pour l'excellent scénariste qu'il est : les dialogues sont hilarants, et Ennis se lâche carrément : c'est gore, gras, scato, ça fourmille de grossièretés tout du long mais qu'est-ce qu'on s'éclate. Et Ennis prend toujours un malin plaisir à triturer nos super-héros, à les ridiculiser autant que possible. Un plaisir résolument coupable.

Robertson quant à lui est égal à lui-même : trait assez gras et réaliste, dessin très sombre, visages le plus expressifs possibles, storytelling classique mais très dynamique... Pas de réel reproche à lui adresser.

En bref, un volume que j'ai trouvé un gros cran au-dessus du premier tome, du bon Garth Ennis couplé à un Darick Robertson toujours très classe, je me prendrai assurément la suite !

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