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The Boys, t.5 - Herogasm

Auteur
Garth Ennis (scénario), John McCrea & Darick Robertson (dessin)
Editeur (Collection)
Dynamite Entertainment
Date de parution
Novembre 2009
Prix
19.99 $
Nombre de pages
144
Episodes VO
The Boys: Herogasm #1-6
Correspondance VF
Inédit (Éditions Panini courant 2010)

 

Garth Ennis, John McCrea, and Darick Robertson bring another tale from The Boys! An evil so profound it threatens all mankind! The mightiest heroes on the planet uniting to defend us all! A secret crisis of such utter finality that a countdown to civil or infinite war seems unavoidable! But have you ever wondered what really happens during Crossovers? The Seven, Payback, Teenage Kix, Fantastico, and every other supe on Earth team-up for an annual event like no other...and where the supes go, can a certain "five complications and a dog" be far behind? Vought-American prepare to make their move, in a story that will change the world of the Boys forever: Herogasm!

Civil War On Infinite Sodom & Gomorrah…

Un mal puissant menaçant toute l’humanité… Les héros les plus forts s’unissant pour défendre la planète… Une crise secrète menant au compte à rebours vers une guerre totale… Mais vous êtes-vous déjà demandé ce qu’il se passait réellement durant les crossovers ? Les Seven, Payback, Teenage Kix, Fantastico et tous les autres super-héros de la terre se retrouvent pour un événement annuel comme nul autre pareil. Mais alors que les humains craignent pour leurs sauveurs, les festivités commencent et il semble que cette fois les héros aient les yeux plus gros que le ventre. Les secrets et le sang se répandent en quantité égale alors que Vought-American se prépare à jouer leur prochain coup, et que la vérité sur une des plus grandes tragédies américaines est révélée…

Alors ? Que ce passe-t-il vraiment durant les crossovers ? Et bien, Garth Ennis a la réponse pour vous : une énorme orgie de sexe, de drogue et d’alcool. Réunissant tous les justiciers costumés pour quelques jours de ‘‘détente’’ aux frais de la princesse, Herogasm leur permet de se ressourcer tandis que Vought American fait tourner le tiroir-caisse en vendant des comics. C’est sur cette idée complètement con, mais il faut bien l’avouer hilarante (enfin… pour autant qu’on adhère à un humour gras de chez gras, et qu’on accepte de voir nos super-héros chéris se faire tailler le costard), que Garth Ennis base cette mini-série spin-off de The Boys. Si l’on retrouve avec plaisir les personnages usuels (Butcher et compagnie, Annie, etc.), des situations de plus en plus scabreuses (là je vous passe les détails…), et un scénario plutôt bien mené (qui mêle la volonté d’émancipation d’Homlander, les complots politiques de Vought American, et également leur interventionnisme dans l’histoire récente des USA), on ne peut que constater que Garth Ennis est gentiment en train de tourner en rond avec sa série. Alors oui c’est toujours aussi drôle et irrévérencieux, oui les super-machins en prennent plein la gueule pour pas un rond, et oui Garth Ennis possède toujours ce talent pour des dialogues léchés, mais franchement ce Herogasm n’apporte vraiment rien de plus que les quatre autres recueils (pour la VO) sortis précédemment. De plus, ici Garth Ennis délaisse cruellement la caractérisation de personnages qu’il avait pourtant bien écrits jusqu’à présent (Hughie et Annie en tête) et ne semble être intéressé que par le cassage de guignols en spandex à la chaîne… Et ça, c’est dommage !

Au dessin, c’est aussi la déception, mais en pire. En effet, pour cette mini-série, Darick Robertson se charge uniquement des couvertures laissant sa place à un John McCrea (Hitman) peu inspiré. Avec un trait plutôt incertain (des visages qui changent sans raison d’une case à l’autre, des expressions faciales peu maîtrisées), et un storytelling tout ce qu’il y a de plus plat (malgré un réel effort dans les compositions de page, le rythme est proche du néant abyssal) l’illustrateur n’atteint même pas la cheville de Robertson, et n’arrive donc à aucun moment à le faire oublier. Et lorsqu’on ajoute à cela la colorisation immonde d’un Tony Aviña sous influence D’Armata-ienne (mais qu’on vire ce type, ou mieux qu’on les vire tous les deux !), il faudrait vraiment être très indulgent (ou aveugle) pour trouver ça beau…

En bref, si l’humour de Garth Ennis est toujours bel et bien là, le bonhomme tourne en rond avec sa série. Et quand en plus la partie graphique est bâclée… Vraiment pas le recueil à lire en premier de The Boys !

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