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The Boys, t.4 Des Bleus À L'Âme

Auteur
Garth Ennis (scénario), Darick Robertson (dessin)
Editeur (Collection)
Panini Comics (Dynamite)
Date de parution
Novembre 2009
Prix
11.00 €
Nombre de pages
90
Episodes VO
The Boys #15-18

 

Et ça, c'est le boulot de Billy Butcher, du P'tit Hughie, de la Crème, du Français et de la Fille. Les petits gars de la CIA, une équipe de gens dangereux. Ça tombe bien, puisqu'ils luttent contre la force la plus dangereuse de la Terre : les gugusses à super-pouvoirs. Certains super-héros doivent être surveillés. D'autres doivent être contrôlés. Et certains, parfois, doivent dégager. C'est là qu'interviennent les P'tits Gars. Les gars sont tous en mission privée. Le Français et la Fille font des affaires avec la mafia, la Crème va retrouver sa mère, et Butcher poursuit ses tête-à-tête avec Rayner, le chef de la CIA. Quant à Hughie, s'il veut que la Légende lui raconte tous les secrets des Boys, il devra prendre soin d'un mort.

Bouillon de poulet pour l'âme...

Billy Butcher, Wee Hughie, Mother's Milk, The Frenchman et The Female sont The Boys : une équipe secrète de la C.I.A. chargé de ''corriger'' les super-héros qui outrepassent leurs droits…

Dans ce troisième TPB, Garth Ennis temporise et diminue quelque peu le côté outrancier de The Boys pour se concentrer sur le développement de diverses figures qui constituent son groupe d'agents très spéciaux. Et c'est tant mieux ! Car sinon, la série aurait eu tendance à tourner en rond et à fonctionner uniquement sur la provocation. L'auteur prend donc du temps pour nous parler de ses personnages. La relation entre Hughie et Annie est mise en avant. Et, malgré le fait qu'Ennis ne peut pas s'empêcher de ripper vers le graveleux (l'épisode du cunnilingus), le lien entre ces deux là est autant touchant qu'a pu l'être celui entre Jesse et Tulip dans Preacher (aussi de Ennis). Le scénariste s'attarde également sur Butcher (dont on commence à comprendre le pourquoi de sa haine envers les méta-humains), Mother's Milk (qui rend visite à sa mère), The Female et The Frenchman (qui règlent leurs comptes avec la Mafia). En parlant de ce dernier, il est vraiment regrettable que, lorsqu'il s'exprime en français, ses phrases soient pour la plupart totalement fausses ! Un correcteur s'exprimant dans la langue de Molière serait le bienvenu !

Parallèlement à ces traitements sur les personnages, Ennis lève enfin le voile sur Vought American. On en apprend un peu plus sur cette société ''créatrice'' de super-héros et sur leurs actions depuis la Deuxième Guerre Mondiale jusqu'à un certain jour de septembre 2001… L'auteur, par la voix de The Legend, s'amuse comme un petit fou et fait plusieurs clins d'œil au monde des comics. Au lecteur de s'en délecter !

Sur la forme, pas grand-chose à dire si ce n'est que Darick Robertson est l'homme de la situation. Sa manière qu'il a de dessiner des visages très expressifs (comme il le faisait déjà dans le Transmetropolitan de Warren Ellis) convient totalement au titre. Et dans l'ensemble, ça se lit (et se regarde) avec un grand plaisir !

En conclusion, ce troisième recueil permet à Ennis de renouveler un peu la série sans pour autant renier son côté outrancier. Reste à voir ce qu'il fera par la suite…
Note:
Critique effectuée sur la base du TPB US. (#15-22). Elle prend donc également en compte le t.5 à paraître chez Panini Comics

Un peu de douceur dans un monde de brutes.

4ème et toujours aussi jouissif tome des aventures des "Ptits gars" de l'univers Dynamite (perso, je préfère les Boys, mais bon ...).

Cette fois-ci, et pour la première fois depuis le début de la série en VF, ls Boys ne sont pas sur une affaire, mais vaquent plus ou moins à leurs occupations persos. La Fille va rendre visite à un inconnu, talonné de près par le Français. La Crème va voir sa mère et, le moins que l'on puisse dire, c'est que ça ne lui réussit pas, Butcher se tape toujours la chef de la CIA et Pt'it Hughie tombe amoureux ... d'une super ...

Ce qui caractérise toujours cette série, c'est son humour noir 2nd degré à la Ennis, très en forme quand il s'agit de dégommer du super-héros. Et ce 4ème tome remplit toujours le cahier des charges à ce niveau là. De plus, Ennis esquisse un semblant de vie sociale pour ses Boys dont il enrichit le background. Arguons qu'il vient de lancer des pistes qu'il ne se privera pas de développer. Cela lance la série sur de nouvelles bases, plutôt intéressantes.

Aux crayons, Darick Robertson s'en tire toujours comme un chef, sa qualité principale étant les expressions faciales, qu'il dessine à merveille, même sur les ... chiens. Du très grand art. Et qui, mieux que lui, saurtait emphaser l'humour d'Ennis ? Pas grand monde, je pense.

Toujours un régal de lire The Boys, même si ce tome ne regroupe que 4 épisodes et se lit, donc, plutôt rapidement. Pour le prix, c'est quand même le double de ce que l'on paye en kiosque ...

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