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Battlefields : Dear Billy

Auteur
 Garth Ennis (scénario), Peter Snejbjerg (dessin)
Editeur (Collection)
 Dynamite Entertainment
Date de parution
 Juin 2009
Prix
 12.99 $
Nombre de pages
 88
Episodes VO
 Battlefields: Dear Billy #1-3
Correspondance VF
 Inédit

 

More incredible stories from Garth Ennis as his BATTLEFIELDS series continues exclusively from DYNAMITE ENTERTAINMENT! For this second mini-series - DEAR BILLY - Garth is joined by artist Peter Snejbjerg and cover artist John Cassaday for a haunting tale of wartime in 1942... 1942: In the tropical splendour of the South China sea, as the Second ...

Cher Billy…

1942 : Dans la splendeur tropicale de la mer de Chine, alors que la Deuxième Guerre Mondiale s’épand en Extrême-Orient, une jeune femme se retrouve projetée du paradis vers l’enfer… L’infirmière Carrie Sutton est retenue prisonnière lors de l’invasion de Singapour par les Japonais, subit les pires outrages et horreurs, et est laissée pour morte… Mais elle survit malgré tout. Alors qu’elle essaie de commencer une nouvelle vie dans un hôpital militaire tout en luttant contre ses démons intérieurs qui la poussent à vouloir se venger, elle fait la rencontre d’un pilote blessé…

Deuxième histoire de la trilogie en 3 miniséries de 3 épisodes Battlefields (n’ayant aucun lien entre elles si ce n’est la Deuxième Guerre Mondiale), Battlefields : Dear Billy fait suite à Battlefields : The Night Witches, et précède Battlefields : Tankies.

Ici, Garth Ennis s’attaque à un sujet plutôt épineux : le sort qui peut être réservé aux femmes retenues prisonnières durant la guerre. Si le scénariste a le bon goût de ne rien montrer et de laisser l’imagination du lecteur faire le travail (ce qui est bien pire en fait !), il sait, par des situations, des dialogues ou les comportements de son personnage principal, comment retranscrire toute la barbarie et les conséquences d’un tel acte. Principalement centré sur Carrie, le récit voit la jeune femme essayer de se reconstruire (en partie grâce à Billy), sans pourtant jamais y arriver. Submergé par un inéluctable besoin de représailles, et une haine sans borne à l’encontre de ses tortionnaires, la jeune femme qui, quelque part, pourrait se sauver elle-même, balaie tout d’un revers de la main et plonge petit à petit dans la folie… Alors que tout le monde autour d’elle avance, Carrie reste focalisée sur l’instant qui a fait basculer sa vie. Encore une fois, Garth Ennis fait preuve d’un talent indéniable pour écrire ce genre de personnages, et caractériser cette écorchée vive déchirée entre un possible avenir moins terne qu’elle ne peut embrasser et cette nécessité de vengeance. Un scénario uppercut qui fait mal.

En ce qui concerne les dessins, le résultat est moins probant. En effet, le style de Peter Snejbjerg, très lisse et avec un minimum de traits, peine à retranscrire toute la violence, la dureté et le besoin de vengeance de Carrie. De plus, il faut bien dire que la colorisation de Bob Steen n’améliore rien. Fade et sans saveur, elle n’aide clairement pas à remonter le niveau. Pour ce qui est du storytelling, Snejbjerg se contente la plupart du temps du minimum et reste très classique. Malgré tout, lors de moments tendus, on relèvera quelques planches qui sortent du lot. Mais pas de quoi casser trois pattes à un canard. Quand on voit les couvertures de John Cassaday, on se dit qu’on aurait nettement préféré que se soit le texan aux commandes… Dommage !

En conclusion, un récit qui prend aux tripes et qui ne laissera en tout cas pas indifférent. Dommage que la partie graphique ne soit pas du même niveau que le scénario !

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