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t.1 - Prime Directive

Transformers : Generation One t.1
Auteur
Chris Sarracini (scénario) et Pat Lee (dessins)
Editeur (Collection)
Semic (Semic TV Hits)
Date de parution
Octobre 2003
Prix
8€90
Nombre de pages
160
Episodes VO
Transformers : Generation One #1-6
transformers

Après le crash de l'Arche 2, vaisseau qui devait permettre à tous les Transformers de regagner Cybertron, leur monde d'origine, chacun pensait que la violence de l'explosion avait anéanti les robots. Pourtant, trois ans plus tard, des groupes extrémistes découvrent le lieu du crash. Ils tentent alors de remettre en état certains des robots afin de les utiliser comme armes de guerre. Les machines vont les laisser faire, jusqu'à ce qu'elles puissent à nouveau être indépendantes et conquérir la Terre, commandée par Mégatron. Seul Optimus Prime, un autre Transformer, pourrait alors stopper cette invincible armée. Encore faudrait-il le trouver...

Optimus Prime - Mégatron, round one

Un peu à la manière de Star Trek, l'univers très riche de Transformers a été décliné sur beaucoup de supports (jouets à la base, puis comics, dessins animés et films) et n'a jamais réellement percé en France, mis à part les trois films de Michael Bay. Pour autant, Transformers avait tout pour marcher dans nos contrées : en 1984, Hasbro décide d'importer des robots issus de deux lignes japonaises sur le territoire américain. Et pour appuyer le projet, il va développer avec Marvel (et donc Jim Shooter, rédac'chef de l'époque) une série de comic-books réalisés initialement par Bill Mantlo (Incredible Hulk, Micronauts) et Frank Springer (Dazzler), ainsi qu'une série d'animation produit par les studios japonais Toei. Ces deux principaux supports de l'univers des Autobots et des Decepticons, robots extra-terrestres écrasés sur Terre il y a plusieurs millions d'année et se livrant une guerre sans fin, vont rapidement différer en terme de continuité. Et de quantité également, puisque tout comme Star Trek, les comics Transformers vont rapidement avoir le vent en poupe aux Etats-Unis. D'abord avec Marvel justement, a qui on doit la première génération de Transformers : 332 épisodes de 1984 à 1991, et quelques mini-séries annexes dont G.I. Joe and The Transformers (les jouets-soldats G.I. Joe sont également une marque Hasbro), et des noms comme Barry Kitson (JLA : Year One, LEGION), Herb Trimpe (Defenders, Iron Man), Tom Palmer (un des encreurs les plus connus du milieu) ou encore Bryan Hitch (Ultimates, The Authority) ! Ce qu'on va appeler la deuxième génération – un reboot de la plupart des personnages, ayant lancé une nouvelle gamme de jouets – ne va durer que le temps de 12 épisodes, signés Simon Furman et Derek Yaniger. En 2002, Dreamwave Productions, maison d'édition canadienne spécialisée dans les licences réputées juteuses (TMNT, Mega Man, Devil May Cry), récupère Transformers pour un énième reboot en voulant contenter tout le monde (fans des comics comme de la série télé) avec un Transformers: Generation 1. Ce sont les 6 premiers épisodes de ce relaunch qui sont contenus dans ce "Semic - TV Hits", signés Chris Sarracini et Pat Lee. Le nombre conséquent de publication Dreamwave estampillées Transformers (The War Within, Micromasters, More Than Meets the Eye, Armada, Energon) n'auront pas empêchés la firme de couler en 2005, et c'est IDW (encore eux !) qui en ont récupéré les droits, juste après un Transformers/G.I. Joe signé... John Ney Rieber (Captain America avec John Cassaday) et Jae Lee (Dark Tower, Fantastic Four: 1234, The Sentry) ! Et tout comme Star Trek, la franchise Transformers n'aura pas du tout rencontré le succès escompté dans nos contrées et cet unique album (qui reprend le contenu des 3 premiers numéros du magazine Semic Transformers (qui en a compté 5)) ne se verra jamais gratifié d'une suite. Mais pour le coup, contrairement aux albums Star Trek de Delcourt, c'est assez justifié.


En effet, il faut avouer que le scénario est d’une banalité à toute épreuve : on sait juste que les Autobots et Decepticons sont portés disparus, et on apprend rapidement qu’un vilain monsieur a retrouvé une bonne partie de ces Transformers, auquel il a apporté quelques modifications pour les soumettre et les vendre aux plus offrants – des dictateurs, forcément –, dans le but d’amasser plein d'oseille. Du coup, l’armée file retrouver le jeune Spike Witwicky, qui entretient des rapports privilégiés avec les Autobots et en particulier leur leader Optimus Prime, et les Autobots manquants vont rapidement être retrouvés et combattre les Decepticons, qui se sont très vite affranchis de leurs maîtres. Scénario d’une simplicité extrême sentant bon le déjà-vu et l’absence d’idées, affrontements manichéens, scènes poussives, rebondissements aberrants, il faut avouer que la lecture de ce Transformers : Generation 1 est assez ardue. Bon, l’ensemble réserve quelques morceaux de bravoure, en particulier lors des affrontements entre Autobots et plus particulièrement entre les « frères ennemis » Optimus Prime et Mégatron, le leader des Decepticons. La psychologie de ces deux chefs est d’ailleurs assez intéressante, même si seulement effleurée. Et le même constat est fait pour les autres robots, tous différents mais malheureusement pas assez approfondis. Parce qu’il faut bien avouer que des Autobots, il y en a à la pelle dans l’album.


Et le peu de caractérisation de ces fameux extra-terrestres vaut également pour le dessin, puisque le très statique Pat Lee (un dessinateur qui sent fortement les années 2000, dans le mauvais sens du terme) peine à faire se différencier les Autobots. A sa décharge, il faut dire que le format poche de l’album de Semic, le grand nombre de protagonistes (il doit bien y avoir une quinzaine d’Autobots dans le récit) et la vitesse à laquelle ils sont présentés et développés n’aide pas à bien discerner qui est qui. Mais heureusement, ce dessinateur s’en sort un peu mieux lorsqu’il s’agit de les rendre réalistes et imposants, quantité de détails à l’appui. Un procédé fastidieux qui explique parfois les quelques artifices auxquels il va se livrer pour ne pas avoir à dessiner entièrement les Autobots... Hormis cela, le créateur de Dreamwave (eh oui !) n’est pas non plus des plus recommandables pour tout ce qui est storytelling, certaines pages étant très confuses... Et les personnages humains sont tous dessinés de la même façon (forme du visage, traits, taille) !


En somme, ce Transformers : Generation 1 n’est pas forcément la lecture à recommander pour débuter dans l’univers grandiloquent des Autobots. Mais très facilement trouvable d’occasion à quelques euros, il fait un apéritif plutôt recommandable...

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