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No Hero

Auteur
Warren Ellis (scénario), Juan Jose Ryp (dessin)
Editeur (Collection)
Avatar
Date de parution
Janvier 2010
Prix
19.99 $
Nombre de pages
192
Episodes VO
No Hero #1-8
Correspondance VF
Inédit

 

Warren Ellis and Juan Jose Ryp, the team behind the fan-favorite Black Summer, are revolutionizing masked heroes yet again in this blockbuster epic! Dead heroes in the dirt. A killer capable of almost supernatural tortures. Five generations of the world's only superhuman group. A forty-year legacy of standing for the rights of freedom and safety. A young man obsessed with the need for street justice. How much do you want to be a superhuman? How badly does he want it? Bad enough to bring on the last days of an American legend? If he even gets to survive that long? Forty years ago, a group of superhumans emerged in San Francisco, guided by the man whose unique new drugs gave them their incredible powers. But the team is not the only thing that's advanced over the years, and there are no easy victories when their luck finally begins to run out... This huge collection features all eight issues of the series, complete with a cover gallery under an all-new cover by Juan Jose Ryp.

How much do you want to be a super human?

Voilà de cela quarante années, un groupe de super-humains émergea à San Francisco. Guidés par Carrick Masterson, l’inventeur du FX7 (une drogue unique en son genre capable d’éveiller d’énormes pouvoirs chez ceux qui en prennent), les Front Line ont su évoluer avec leur temps et se faire une place de choix sur l’échiquier politique mondial. Mais l’équipe n’est pas la seule chose qui a changé en quarante ans, et l’avenir ne promet pas d’être rose quand la chance leur tourne finalement le dos alors que les membres de l’équipe sont un à un éliminés par une étrange menace…

Après un Black Summer remarqué et (en de nombreux points) remarquable, la paire Ellis & Ryp revient avec une nouvelle histoire de super-héros modernes chez Avatar Press.

Alors que dans l’œuvre su-citée, en nous narrant les aventures d’un héro devenu intolérant au point de ne plus faire aucune concession, Warren Ellis poussait la réflexion sur les super-humains encore plus loin qu’il ne l’avait déjà fait dans Stormwatch et The Authority, ici avec No Hero il propose un autre point de vue. Continuant son défrichage du mythe du super-héros, l’auteur britannique se fend une nouvelle fois d’une réflexion postmoderne et intelligente sur le genre. Si au départ le lecteur s’identifiera naturellement à Josh Carter, nouvelle recrue de Front Line dont les membres sont tour à tour assassinés, plus la trame avance plus Ellis nous malmène et nous tiraille jusqu’au point de ne plus savoir sur quel pied danser. Dans No Hero, il n’y a pas d’autre méta-humain que ceux menés par Carrick Masterson et en plus ce dernier, souhaitant rester totalement autonome, refuse catégoriquement de travailler avec les gouvernements en place (bien plus pour éviter de devoir dévoiler les secrets de son organisation que par souci d’indépendance). Ces deux choix scénaristiques, qui auraient pu être au premier abord que de simples détails, se révèlent extrêmement importants dans le récit. Car comme souvent avec l’auteur de Transmetropolitan, c’est après un temps d’exposition, et lorsqu’il décide au moment opportun de nous donner un nouvel angle de vue sur une situation donnée en sortant du cadre fixé au début de l’histoire qu’Ellis peut en définitive faire éclater la vérité, ou en tout cas sa vérité. Difficile d’en dire plus sans spoiler, mais ce qui est certain c’est que la fin du scénario recèle bien des surprises, et que sur le fond Warren Ellis excelle toujours dans sa critique de ceux qui possèdent l’argent et le pouvoir. Puissants dont la droiture laisse à désirer, interventionnisme, dommage collatéraux, ingérence, tout y passe à la moulinette tandis que lors du dénouement le retour de bâton est très dur pour ceux qui ont su se jouer des autres. Au final les rênes changent de main, et certainement pas pour le meilleur si l’on en croit les deux dernières planches… Toujours aussi cynique le Warren !

Au dessin, Juan Jose Ryp se fend une nouvelle fois de scènes toutes plus gore les une que les autres. Usant de son trait net et précis comme d’une lame bien aiguisée, l’artiste tranche dans le lard et prend un malin plaisir à nous dépeindre des tableaux apocalyptiques et remplis jusqu’à la lie de sang et de corps décharnés. Si, et comme dans Black Summer, le storytelling du bonhomme peut par moment pêcher par la volonté de trop vouloir en faire (et ce au détriment d’une certaine ‘‘logique’’ spatiale), il faut tout de même reconnaître à Ryp un talent indéniable et une imagination sans borne lorsqu’il s’agit de nous pondre des splash-pages tout droit sorties de l’Enfer de Dante. Preuves en sont les scènes de trip de Josh en totale hallucination après sa prise de FX7. Au final, les planches de l’artiste se révèlent être des monuments se dressant en porte-flambeau du détail craspec qui fera vomir d’horreur les gens de ''bon goût''… Définitivement à déconseiller aux âmes sensibles que la tripaille étalée au grand jour rebute !

En conclusion, si ce No Hero et peut-être un poil moins réussi que son prédécesseur Black Summer, il reste néanmoins un très bon comics tout à fait digne de ses créateurs. A conseiller évidemment à tous les fans d’Ellis, mais également à tous ceux qui souhaitent trouver une alternative à la vision très codifiée que les grosses majors (Marvel et DC en tête) imposent sur le genre super-héroïque.

Un Héros: Warren Ellis

Nouvelle histoire de Warren Ellis, nouvelle incursion de sa part dans la définition du héros.

C'est une constante chez cet auteur d'essayer de déterminer qui est un héros et comment il le devient, surtout quand il s'agit de super-slips.

Après le très gore Black Summer, Milady Graphics publie également le non moins sanglant No Hero dela même équipe créatrice. Là où le premier nommé explorait la dérive d'une équipe super héroïque, cette histoire nous raconte comment un citoyen "lambda", motivé et idéaliste, en vient à intégrer l'équipe de son monde.

Voilà un angle rarement utilisé dans les comics et, donc, intéressant à souhait. D'autant que c'est warren Ellis qui écrit, avec sa verve toute british et son ton décalé, distancié par rapport aux icônes décrites habituellement. Il nous présente là plusieurs générations de héros, drivées par une sorte de "Professor X", un mentor, en tous cas, sosie des icônes pop de chaque génération, tantôt Beatles, tantôt hippie,etc ...

Aux crayons, on retrouve le très énervé Juan Jose Ryp, dont je n'ose imaginer le temps qu'il met à dessiner une page tant elle regorge de détails, pourtant souvent inutiles. Ca explose de partout, ça gicle dans tous les sens et, pourtant, ça manque de décors, notamment. Et c'est dommage car, pour le reste, c'est plutôt pas mal: les persos sont bien dessinés, dynamiques, les cases s'enchaînent bien dans un storytelling fluide, les visages sont expressifs ... Quand JJ Ryp aura épuré son style, il faudra le surveiller de très très près.

Une bonne lecture d'été, à l'angle intéressant, et dont l'histoire en surprendra plus d'un. Une très bonne surprise

 

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