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Ignition City, t.1

Auteur
Warren Ellis (scénario), Gianluca Pagliarani (dessin)
Editeur (Collection)
Avatar
Date de parution
Février 2010
Prix
19.99 $
Nombre de pages
144
Episodes VO
Ignition City #1-5
Correspondance VF
Inédit

 

Where did the space heroes go to die? From Warren Ellis, the writer who reinvented science fiction in comics in the alternate-world style of the award-winning "Ministry Of Space" and "Aetheric Mechanics", here comes a retropunk 'future of the past' where spaceships still belched smoke and arguments were still settled with laser pistols. Grounded space pilot Mary Raven has come to the interzone settlement in the middle of Ignition City, Earth's last spaceport, to recover the effects of her dead father...or so people think. Mary really wants to know how he died, and who did it? But, today might be her last day on Earth, trapped on the last spaceport where no-one cares about murder and the only real currency is fear. She has her dead father's raygun, and that's enough for space hero-turned-arms dealer Lightning Bowman to want her dead. But she also has her dead father's diary. And when she finds out something no-one else in the settlement knows...they'll want her dead for that, too! Featuring the art of "Aetheric Mechanics"' Gianluca Pagliarani, this full-color volume collects all five issues of the sci-fi epic with a gorgeous cover gallery full of design sketches, ray-gun fights, and giant metal machines.

Gentlemen, start your engines !

Gentlemen, start your engines !
Clouée au sol, l’aéronaute Mary Raven arrive dans la communauté d’anciens pilotes d’Ignition City, le dernier port spatial de la Terre, pour venir y chercher les affaires de son père dernièrement assassiné. Mais ce que Mary veut vraiment, c’est comprendre le comment, le pourquoi et surtout qui sont les personnes responsables de cet acte… Autant dire qu’elle risque fort de ruiner leur journée !
Après la réussite totale du one-shot Aetheric Mechanics, le duo Ellis/Pagliarani revient avec une série à l’ambiance steampunk et retro-futuriste…
La première grosse déception de ce recueil est la partie graphique, ou plutôt la finalisation de celle-ci. Alors que dans l’œuvre su-citée les planches de Gianluca Pagliarani nous étaient proposées dans un noir et blanc ultra sobre qui magnifiait son trait fin et précis, dans Ignition City le travail de l’italien (toujours encré par Chris Dreier) est complètement dévasté par des aplats de couleurs du plus mauvais goût. Lisse et sans saveur, le traitement opéré par les studios Digikore affaiblit sensiblement la clarté et le souci du détail auxquels nous avait habitué l’artiste. De ce carnage, reste des compositions de pages bien pensées qui, notamment par les angles de vue subtilement choisis, sauve le navire du naufrage. Mais franchement, et malheureusement, ce n’est de loin pas suffisant pour rendre la lecture de ce comic-book plaisant…
Pour ce qui est de l’histoire, c’est bien mieux mais ce n’est pas la panacée non plus. Si le personnage de la baroudeuse Mary Raven (sorte de garçon manqué qui ne s’en laisse pas conter) fait mouche assez rapidement, ce n’est pas le cas de tous les seconds rôles. Alors que la teneuse de bar Gayle et le mystérieux Bronco tiennent bien la route, les autres protagonistes tels que Yuri (faire-valoir comique pas toujours très fin) ou Piet (gros bras sans cervelle) semblent être de simples ‘‘personnages fonctions’’ sans aucune profondeur. De plus, la trame principale mettant un certain temps à décoller, il faudra attendre l’épisode quatre (sur cinq !) pour réellement se faire happer par le récit. Mais au final, le talent d’Ellis fait que cette histoire qui mêle habilement contrebande, meurtre et complot politique se laisse tout de même apprécier. Surtout vers la fin où se laissant plusieurs possibilités de développement, le scénariste britannique donne envie d’en savoir plus… Malin le Warren !
En bref, avec un scénario un peu lent à démarrer et surtout une partie graphique gâchée par sa colorisation, ce Ignition City n’est certainement pas la série de Warren Ellis à avoir lu absolument mais elle plaira sans aucun doute aux aficionados du prolifique créateur de Transmetropolitan.

Clouée au sol, l’aéronaute Mary Raven arrive dans la communauté d’anciens pilotes d’Ignition City, le dernier port spatial de la Terre, pour venir y chercher les affaires de son père dernièrement assassiné. Mais ce que Mary veut vraiment, c’est comprendre le comment, le pourquoi et surtout qui sont les personnes responsables de cet acte… Autant dire qu’elle risque fort de ruiner leur journée !

Après la réussite totale du one-shot Aetheric Mechanics, le duo Ellis/Pagliarani revient avec une série à l’ambiance steampunk et retro-futuriste…

La première grosse déception de ce recueil est la partie graphique, ou plutôt la finalisation de celle-ci. Alors que dans l’œuvre su-citée les planches de Gianluca Pagliarani nous étaient proposées dans un noir et blanc ultra sobre qui magnifiait son trait fin et précis, dans Ignition City le travail de l’italien (toujours encré par Chris Dreier) est complètement dévasté par des aplats de couleurs du plus mauvais goût. Lisse et sans saveur, le traitement opéré par les studios Digikore affaiblit sensiblement la clarté et le souci du détail auxquels nous avait habitué l’artiste. De ce carnage, reste des compositions de pages bien pensées qui, notamment par les angles de vue subtilement choisis, sauve le navire du naufrage. Mais franchement, et malheureusement, ce n’est de loin pas suffisant pour rendre la lecture de ce comic-book plaisant…

Pour ce qui est de l’histoire, c’est bien mieux mais ce n’est pas la panacée non plus. Si le personnage de la baroudeuse Mary Raven (sorte de garçon manqué qui ne s’en laisse pas conter) fait mouche assez rapidement, ce n’est pas le cas de tous les seconds rôles. Alors que la tenancière de bar Gayle et le mystérieux Bronco tiennent bien la route, les autres protagonistes tels que Yuri (faire-valoir comique pas toujours très fin) ou Piet (gros bras sans cervelle) semblent être de simples ‘‘personnages fonctions’’ sans aucune profondeur. De plus, la trame principale mettant un certain temps à décoller, il faudra attendre l’épisode quatre (sur cinq !) pour réellement se faire happer par le récit. Mais au final, le talent d’Ellis fait que cette histoire qui mêle habilement contrebande, meurtre et complot politique se laisse tout de même apprécier. Surtout vers la fin où, se laissant plusieurs possibilités de développement, le scénariste britannique donne envie d’en savoir plus… Malin le Warren !

En bref, avec un scénario un peu lent à démarrer et surtout une partie graphique gâchée par sa colorisation, ce Ignition City n’est certainement pas la série de Warren Ellis à avoir lu absolument mais elle plaira sans aucun doute aux aficionados du prolifique créateur de Transmetropolitan.

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