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t.1 - Sales menteurs

Gravel t.1
Auteur
Warren Ellis et Mike Wolfer (scénario), Raulo Caceres et Oscar Jimenez (dessin)
Editeur (Collection)
Panini Comics (100% Fusion Comics)
Date de parution
Avril 2012
Prix
11€20
Nombre de pages
96
Episodes VO
Gravel #0-3
gravel 1

Le sergent-major William Gravel fait partie des forces spéciales, un corps d'élite de l'aviation du Royaume-Uni. Mais ce n'est pas un militaire comme les autres... Outre sa grande habileté à manier les armes conventionnelles, il pratique également la magie. Usant tour à tour de pistolets et de sortilèges, il est devenu le plus grand soldat magicien de l'Angleterre. Au retour de sa dernière mission en Afghanistan, où il a tué de nombreux terroristes, le sergent-major apprend qu'il a été exclu du Sept Mineur, une organisation secrète composée de puissants détectives de l'occulte. Voulant comprendre les raisons de son renvoi et regagner sa place au sein du groupe, Gravel se retrouve mêlé à une mystérieuse affaire liée au manuscrit Sigsand. Cet artefact est l'un des plus puissants et terribles que l'humanité ait jamais connus. Warren Ellis nous dévoile ici les arcanes de la magie britannique, un monde peuplé d'individus qui cherchent constamment à étendre leurs connaissances et leur influence. Un récit extrême et violent réalisé en collaboration avec Mike Wolfer, sous les crayons de Raulo Caceres et Oscar Jimenez.

Warren Ellis charcuté par Panini...

William Gravel n’est pas un personnage récent de Warren Ellis. Ce militaire bougon, membre des forces spéciales mais également d’un réseau de magiciens londoniens fut créé en 1999 par Ellis, accompagné de Mike Wolfer aux dessins. 6 mini-séries lui seront consacrées jusqu’en 2006, avant la sortie d’une on-going en 2009, dont cet album contient les premiers épisodes. Pour autant, ce premier contact avec le personnage de Gravel ne nécessite aucun prérequis, l’ensemble étant très aisément compréhensible.

Il faut d’ailleurs avouer que Warren Ellis nous rentre dans le lard dès le début avec une intervention musclée de Gravel en Afghanistan, où il utilise sa magie pour mettre en pièces des rebelles avant de retourner dans sa Londres natale pour découvrir qu’on l’a évincé du fameux groupe de sorcellerie des Sept Mineurs. Son remplaçant a affirmé aux membres qu’il était décédé en opération secrète et leur a confié un livre de magie peu recommandable pour les amadouer et rentrer ainsi dans cette guilde occulte. Bien entendu, le râleur Gravel ne l’entend pas de cette oreille et compte bien récupérer sa place, même s’il doit pour cela tuer ses opposants et récupérer unes à unes les différentes pièces de ce livre légendaire.

Même si elle est d’une simplicité enfantine, la structure du récit permet de nous tenir en haleine sans mal : 8 épisodes dont un premier épisode d’introduction et de mise en place de l’intrigue, dont s’ensuit 6 membres à abattre (un par épisode) puis un épisode pour conclure le tout. Du moins, on s’imagine que l’histoire sera structurée ainsi, Panini ayant eu le bon goût la scinder en deux tomes ! Un découpage plutôt rageant, d’autant qu’il s’agit là d’une histoire complète.

Passé cette découverte gâchant un peu la lecture, ce qui suit s’avère être un cru plutôt correct de la part de Warren Ellis, aidé pour l’occasion par Mike Wolfer sur le script : le personnage de Gravel est plutôt intéressant et continue à être approfondi pendant l’histoire, les autres membres qu’il croise sont eux aussi tout aussi creusés et originaux, et puis l’ensemble trouve un excellent équilibre entre action et dialogues (avec toujours ce cynisme à la Ellis), le tout baignant dans une ambiance d’occultisme offrant là une belle matière à Ellis qui s’en accommode à la perfection. Un récit très honnête mais malheureusement beaucoup trop court et qui fait attendre la suite impatiemment !

Pour les dessins, ça n’est pas la même histoire. Le très détaillé et figé Raulo Caceres (déjà aperçu avec Warren Ellis sur Crecy ou encore sur Captain Swing) se charge des trois premiers épisodes, avant de confier le quatrième et dernier à Oscar Jimenez. Et il faut bien avouer que le dessin très précis, minutieux et chargé de Caceres supporte mal la couleur, qui alourdit encore plus un ensemble déjà surchargé jusqu’à étouffement. Néanmoins, son sens du détail et son grand talent d’illustrateur, allié à un noir et blanc profond et contrasté, saura faire des heureux. Il faut juste ne pas être trop regardant sur la notion de découpage et de narration. Oscar Jimenez, dans un style encore plus réaliste, sait pourtant se faire plus discret : son trait au moins aussi appuyé que celui de Caceres ne souffre pourtant pas de lourdeur et son style est une vraie bouffée d’air frais, avec en prime un storytelling mieux pensé. Un dessinateur qu’on espère revoir au tome prochain !

Ce Gravel est donc une production Warren Ellis très honnête, qui mériterait largement l’achat si elle n’était pas charcutée en deux tomes par Panini. Le deux tpb suivants faisant chacun 176 pages, on peut parier que la même stratégie nauséabonde sera appliquée. Payer plus pour lire moins, au lecteur de faire son choix. Redonnez-nous des belles éditions Milady, s’il-vous-plait.

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