Comicszone

  • Full Screen
  • Wide Screen
  • Narrow Screen
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size

Captain Swing

Captain Swing
Auteur
Warren Ellis (scénario), Raulo Caceres (dessins)
Editeur (Collection)
Milady (Milady Graphics)
Date de parution
Février 2012
Prix
15€20
Nombre de pages
128
Episodes VO
Captain Swing #1-4
captain swing
Londres, 1830. Le jeune flic Charlie Gravel ne cesse d'être témoin de choses qu'il ne devrait pas voir : un navire volant, des pirates armés d'étranges artefacts électriques... et un capitaine qui nargue la police. Un révolutionnaire qui délie la loi pour remettre au peuple la science et ses miracles et les libérer du joug des puissants. Dans les rues, on murmure le nom de Spring-Heeled Jack... Mais il préfère qu'on l'appelle Captain Swing. Voici son histoire.

Warren Ellis et Avatar, une merveilleuse histoire d'amour

Le Londres de From Hell, vous vous souvenez ? Corrompu, dangereux, sale, sombre… Une période de l’histoire britannique qui a semble-t-il inspiré Warren Ellis : l’auteur de Transmetropolitan nous fait plonger en plein dans la misère des ruelles londoniennes du début XIXIème, et la tête la première s’il-vous-plait. Son excuse ? Des meurtres étranges ont lieux dans la capitale anglaise, et il est question à demi-mot d’un bateau volant et de son capitaine se déplaçant sur des sortes de bottes de sept lieues ! Le jeune policier Charlie Gravel va vite comprendre que cette supposée magie peut être expliquée rationnellement, et surtout que l’ennemi n’est pas forcément celui que l’on croit !

Warren Ellis semble bien inspiré par cette Londres de 1830, nous faisant partager tout au long des 4 épisodes composant l’album quelques anecdotes et autres détails historiques plutôt intéressants. Dommage que son idée de départ, aussi prometteuse soit-elle (une bande de pirates électriques prônant le partage des ressources va avoir maille à partir avec des hauts gradés militaires à la solde des dirigeants de la capitale), peine à tenir la route. En effet, passé l’effet de surprise et cet univers plaisant tendance steampunk l’histoire se déroule trop rapidement et est surtout beaucoup trop convenue pour nous tenir en haleine, malgré une ambiance mystérieuse plutôt bien gérée au début et quelques jolies scènes d’action. C’est dommage, le potentiel était là, et les personnages, tous intéressants et complexes (en particulier ce Captain Swing), auraient gagnés à être creusés davantage.

Heureusement, le talentueux Raulo Caceres sauve la donne. Déjà aperçu sur Crecy, toujours avec Ellis au scénario, mais également sur Crossed : Psychopath, l’artiste, de son trait réaliste et très minutieux, compense l’apparente rigidité de ses images par un sens du détail proche de la gravure. Son style expressif est d’ailleurs remarquablement mis en valeur par les éditions Milady, dans un album au papier luxueux et aux bonus nombreux. Néanmoins, même si elles correspondent totalement au ton de l’album, les teintes très sombres de la colorisation empiètent sur le dessin de Caceres qui use et abuse des tons de noirs. On se prend donc à rêver d’une version uniquement en noir et blanc (comme pour Crecy, justement), qui restituerait mieux le dessin précis et détaillé du dessinateur espagnol.

Une bonne idée de départ ne fait pas forcément une bonne histoire, ce Captain Swing en est à la preuve. Une œuvre mineure de Warren Ellis, à réserver à ses inconditionnels.

Derniers commentaires

You are here: Autres Avatar Captain Swing
icone_rss