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Black Summer

Auteur
 Warren Ellis (scénario), Juan Jose Ryp (dessin)
Editeur (Collection)
 Avatar
Date de parution
 Octobre 2008
Prix
 24.99 $
Nombre de pages
 192
Episodes VO
 Black Summer #1-8
Correspondance VF
 Inédit

 

The eight issue series that was the biggest event of 2007 has now been collected in this deluxe trade paperback with a brand new cover! Warren Ellis' eight issue opus of masked hero revolution, BLACK SUMMER, perfectly complimented by the stunning and explosive art of the genius Juan Jose Ryp, is nothing less than a sequential masterpiece. The world goes black in this epic story of super-powered heroes and villains. The story begins when the political situation in the USA becomes more than Horus can stand, and he moves to take matters into his own hands. Unfortunately, not all of his other team-mates are quite so eager to throw the world into chaos, and an epic conflict forms. With Horus and the rest of the surviving Guns facing off against the military and each other, no one is safe as the bodies start to fall. Whether you collected each of the eight issues as they hit the stands, or you somehow missed this incredible event, the BLACK SUMMER trade is a must-have for your shelf! Also available as a Hardcover edition with an all-new cover by series artist Juan Jose Ryp that is limited to just 2000 copies!

Politico-gore !

Qu'arrive-t-il quand la quête absolue de justice d'un combattant du crime l'amène à la terrible conclusion que pour sauver son pays, il doit assassiner le Président des Etats-Unis ?

Au commencement il y avait les Seven Guns, des méta-humains combattant dans la rue pour la sécurité du peuple américain. Ensuite, l'un des co-fondateurs, John Horus, commença à travailler directement avec le gouvernement pour un meilleur futur. Finalement, Horus décida que personne n'était au dessus de sa loi, même pas le Président, menant ainsi le pays entier dans le chaos le plus total et faisant de ses ex-coéquipiers des cibles pour des militaires déterminés à les effacer de la surface de la planète…

Black Summer, c'est un peu la rencontre improbable entre Spider Jerusalem, l'équipe de The Authority et Herschell Gordon Lewis. Dans cette minisérie en 8 épisodes qui mélange donc allégrement pamphlet revendicateur, super-héroïsme moderne et gore outrancier, tout le monde en prend pour son grade. Le gouvernement américain et sa politique extérieure, les super-héros et le monde des comics (avec des références subtiles à Civil War notamment), les idéalistes et autres utopistes, tous à un moment ou à un autre sont tournés en bourrique par Warren Ellis. Ce dernier, très malin, prend plaisir à brouiller les pistes et à désarçonner le lecteur. En érigeant au premier abord en héros un justicier au raisonnement binaire (le chevalier blanc John Horus pour qui tout ce qui n'est pas ''bien'' est ''mal''), l'auteur encense une vision manichéenne et simpliste du système dans lequel nous vivons (celle d'Horus qui, au début, n'est pas du tout montré comme naïf), pour ensuite prendre le lecteur candide à rebrousse-poil et lui montrer qu'il s'est bien fait berner. En avançant dans le récit, et surtout via un excellent traitement des personnages (les Seven Guns en tête), le scénariste va gratter le vernis et déconstruire toute la première partie de son histoire. Finalement dans Black Summer, nul n'est réellement vainqueur ou perdant, et à la fin on ressent la même désillusion à laquelle Ellis a du être en proie pour écrire une œuvre aussi cynique et désenchantée.

Aux crayons, Juan Jose Ryp est un dangereux psychopathe ! Comment en pourrait-il être autrement à la vue de ses planches remplis de détails morbides jusqu'à la lie ? Le dessinateur de Frank Miller's Robocop utilise son trait précis, net et appuyé pour débiter tripailles, éclaboussures sanguinolentes et corps décharnés. On aura en effet rarement vu tant de méticulosité perverse au service du gore dans une BD et on ne peut que rester estomaqué devant certaines pleines pages outrancières et à la limite de l'excès. Ceci dit, cette violence visuelle a tout à fait sa place dans cette œuvre. Car contrairement à d'autres histoires dans lesquelles elle est présente gratuitement dans le seul but d'appâter un lectorat soi-disant adulte (cf. le premier TPB du Green Lantern de Geoff Johns p. ex.), ici elle est en adéquation totale avec le propos jusqu'au-boutiste du scénariste Warren Ellis. Avec Black Summer, on ne fait pas que de vous montrer la merde, on vous plonge la tête dedans ! Pour ce qui est du storytelling (et pour revenir à quelque chose de plus léger), l'espagnol se débrouille plutôt bien. Variant niveaux de zoom et angles de vue, l'artiste insuffle un bon rythme au récit. Un bémol tout de même, lors de certaines scènes, Ryp utilise parfois des champs/contrechamps biaiseux qui nuisent quelque peu à la compréhension spatiale de l'action. Mais rien de très dramatique en soi.

Intelligent, polémique et gore, ce Black Summer est un uppercut de la part d'un Ellis désabusé qui règle ses comptes avec la terre entière, et bien que l'auteur ait déjà produit beaucoup mieux (Transmetropolitan), les fans sauront tout de même apprécier.

Dear Mr President

 

Milady est un nouveau venu dans le monde des comics en VF, et Black Summer est le premier livre que je lis de leur catalogue. Au niveau de la forme, il ressemble beaucoup aux TPB américains, ou aux 100%, avec une couverture à rebords, mais glacé, et un papier, glacé aussi.

Black Summer est une mini-série en 8 parties par l’immense Warren Ellis.

Dans un monde « réaliste », quelques idéalistes créent des implants permettant à une personne d’avoir des capacités surhumaines, et d’etre reliées à des armes de poing surpuissantes. Ces « armes » (c’est ainsi qu’on appelle les « super » dans ce monde) ont pour but de servir la Justice. Mais que se passe-t-il quand un de ces personnages découvre que le pouvoir, au plus haut niveau, est lui-même corrompu ?

Warren Ellis pousse une réflexion entamée notamment dans The Authority encore plus loin. Dans la série de Wildstorm, il lançait le concept de l’interventionnisme des super-héros, concept qu’Ed Brubaker poussait encore plus loin en leur faisant prendre le pouvoir. Et bien, Ellis va encore plus loin … Il lance le concept de zero tolérance, zero concession. Si vous êtes fan du scénariste, vous allez forcément adorer, tant sa verve est présente, tant son style est reconnaissable. Pour les autres, vous avez entre vos mains une déconstruction du mythe du super-héros, une analyse de sa vacuité, en somme, qui vous fera réfléchir. Et, après ça, je ne veux plus entendre de râleries sur le statu quo qu’on observe, généralement, chez les major compagnies du medium.

Aux pinceaux, le très Frank Quitely-like, Juan Jose Ryp, une découverte en ce qui me concerne. Un dessinateur aux traits purs, aux lignes claires, aux visages ultra-expressifs, un vrai plaisir, même si ses décors et arrière plans, souvent fournis comme ceux d’un Darick Robertson dans Transmetropolitan ou Gene Ha dans Top 10, sont quand même parfois fouillis, à tel point qu’on risque le décollement de la rétine, surtout avec les couleurs et la luminosité ultra flashys.

Une très bonne alternative aux majors et un récit très intelligent, à ne surtout pas rater si vous aimez (ou pas, surtout …) les super-héros

 

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