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Visions of Booga

Visions of Booga
Auteur(s) Alan Martin (scénario), Rufus Dayglo (dessin)
Editeur (collection)
Ankama Editions (Label 619)
Date de parution
Avril 2011
Prix 12€90
Nombre de pages
112
Episodes VO Tank Girls : Visions of Booga #1-4
tank girl visions of booga
Que faire, quand on est privé de son tank porte-bonheur et sans un sou vaillant ? Bosser pour la mafia évidemment ! Après une attaque de train foireuse, Tank Girl et son Kangourou de petit ami se retrouvent en cavale, avec en prime la pègre à leurs trousses. Un vrai périple transcontinental au cours duquel ils croiseront la route des héros oubliés de la Beat et Hippie Generation.

Booga Booga Hop !

Une histoire complète et structurée sur Tank Girl ? Sérieusement ? On avait vu cela qu’une seule et unique fois dans l’excellent Tank Girl : The Odyssey par le grand Peter Milligan, et ici c’est le créateur de la punkette, Alan Martin, qui va s’essayer au récit long.

On ne perd pas de temps en introduction : on apprend que pour se faire un peu de blé Tank Girl et son compagnon kangourou Booga on rejoint un gang de malfaiteurs. Seulement, après avoir arrêté un train et commencé à dévaliser les voyageurs, la police surgit et les arrête… Ce n’est qu’une fois en prison que notre couple déjanté se rend compte que le chef du gang et son acolyte sont en fait de mèche avec le commissaire de police. Les méchants l’aperçoivent, se rendent compte que Tank Girl a vu le visage du chef de gang, et s’ensuit une course-poursuite dans tout les Etats-Unis sur 4 épisodes, où un fameux « Livre de l’âge d’or hippie » va venir s’intercaler entre les protagonistes et changer résolument la donne…

Il faut un peu de temps pour se faire à la façon de raconter les histoires d’Alan Martin, qui n’a jamais été un professionnel de la narration. Néanmoins, ces aventures à l’exotisme prononcé se laissent suivre avec plaisir, les personnages attachants, leur caractérisation et surtout leur évolution intéressante y étant sans doute pour beaucoup. Un peu d’action, d’humour, de l’absurde, emballé c’est pesé pour ce récit tout juste satisfaisant.

Il faut aussi dire que la Tank Girl des débuts, punk anarchiste folle furieuse et pleine de mauvais goût ne semble plus faire partie des préoccupations du scénariste. Subsiste quelques restes, mais l’ensemble est loin de respirer la spontanéité et Tank Girl fait plus figure d’égérie classe de la contre-culture (fringues branchées underground à l’appui) que d’une réelle punkette. Même les références fréquentes à tous ces mouvements culturels contestataires semblent forcées, alors qu’elles faisaient le sel des premiers albums.

Rufus Dayglo, copie moins talentueuse de Jamie Hewlett, est plutôt correct avec son trait appuyé mi-réaliste, mi-underground, un peu à la Philip Bond. Il livre une copie honnête, malgré un storytelling clair mais peu efficace.  Le coloriste Christian Krank va très audacieusement rehausser son trait en appliquant des colorisations en fonction des étapes du voyage de nos acolytes.

En fin d’album, on a encore droit aux sempiternels pin-ups, gags d’une ou deux pages et poèmes abscons de Martin dessinés par Dayglo. Passage obligé plus que moyen, qu’heureusement vient sauver les couvertures originales magistralement peintes par Ashley Wood !

En sommes, un album en demi-teinte, loin de la folie ambiante que dégageaient les premiers Tank Girl. Mais malgré les nombreux défauts, la traversée de l’anti-héroïne et de ses compères reste étonnement attachante. C’est peut-être ça aussi, l’effet Tank Girl ?

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