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The Gifting

The Gifting
Auteur(s) Alan Martin (scénario), Ashley Wood et Rufus Dayglo (dessin)
Editeur (collection)
Ankama Editions (Label 619)
Date de parution
Janvier 2011
Prix 12€90
Nombre de pages
114
Episodes VO Tank Girl: The Gifting
tank girl the gifting
Editée en premier lieu chez IDW sous forme de quatre comics ensuite rassemblés (étalés de mai à août 2007), The Gifting marque le retour aux affaires du scénariste original et cocréateur de la série Alan Martin. Pour la partie dessin, Ashley Wood et Rufus Dayglo font des merveilles en s'approprioant l'univers fantasque de Tank Girl dans leurs styles résolument modernes, nerveux et novateurs. Une vraie renaissance pour la dingue au tank !

Dessine-moi un tank d'assaut

Revenons un peu sur l’historique de Tank Girl. Créée à la base dans un fanzine par Alan Martin (scénario) et Jamie Hewlett (dessinateur, et accessoirement un des deux membres du groupe Gorillaz, qui assure aussi tout le côté graphismes des pochettes), la série est très rapidement récupérée par le magazine britannique underground Deadline en 1988. Après une compilation en albums par l’éditeur Penguin (disponibles dans les tomes 1 à 3 de la vf), puis par Dark Horse, Vertigo va mettre en chantier une mini-série signée Peter Milligan et Jamie Hewlett (disponible dans le tome 4 de la vf). Malgré cela, la série Tank Girl, irrévérencieuse et déjantée à souhait, s’arrête en 1995.

Par la suite, l’éditeur Titan Books va republier tout ça au début des années 2000 et la série va renaître de ses cendres par le biais des éditions IDW, Titan et Image, toujours avec Alan Martin au scénario, Jamie Hewlett ne contribuant plus qu’épisodiquement. Vous suivez toujours ? Les jeunes éditions françaises Ankama (Mutafukaz, entre autres) ont profités des albums Titan Books pour enfin sortir Tank Girl en France, après une compilation des 3 premiers albums déjà sortis chez Vent d’Ouest en 1996.

Et donc après plusieurs années de pause outre-Manche, notre punkette écorchée vive revient, toujours aussi frappée. Et rien ne change, il s’agit toujours d’aventures complètement déjantées, où le mauvais goût et l’absurde règnent en maître, se passant dans une Australie contemporaine à légère tendance post-apo. Et il s’agit toujours des péripéties de notre héroïne et de sa bande d’amis composée de ses copines Jet Girl, Barney et Jackie et de son fidèle amant Booga, le kangourou anthropomorphisé. Par ailleurs, inutile d’espérer avoir un récit complet ici puisque la plus longue (et meilleure !) histoire de l’album doit faire une trentaine de pages. Le reste de l’album est découpé en historiettes, pin-ups divers, mini-romans et même poèmes illustrés. Un condensé d’un peu tout et n’importe quoi, qui manque quand même d’un réel fil conducteur car on ne voit vraiment pas où l’ensemble nous mène au bout du compte. Mais bon, c’est aussi ça l’esprit Tank Girl.

Et puis on se réjouit de voir qu’ici Alan Martin a considérablement réduit les références à la pop-culture et les multiples clins d’œil par cases, rendant l’ensemble beaucoup moins lourd. Mais inutile d’essayer de retenter le coup si on n’a pas accroché aux précédents albums, puisque on est dans le même esprit foutraque et bordélique, un cocktail détonnant et corrosif d’humour (souvent gras), de non-sens, d’action, de sang et d’érotisme léger.

L’éditeur IDW s’étant chargé de la mise en chantier de l’album, on ne s’étonne pas de voir Ashley Wood (vu sur Zombies vs. Robots et Popbot, entres autres, et dessinateur australien qui plus est) officier sur les dessins. Dessinateur atypique au trait rugueux et fortement influencé par Sienkiewicz, son style cassant et brouillon ne plaira pas à tout le monde, mais il convient parfaitement aux scénarii déjantés d’Alan Martin, et sa colorisation des pages à base d’aplats de couleurs de différents tons apporte une fraîcheur aux planches sans nuire aux dessins.

Rufus Dayglo nous propose aussi quelques planches de sa composition, dans un style sensiblement inspiré de celui-ci de Jaimie Hewlett. Du bon travail même si on dénote quelques tics de débutants.

En somme, un album qui ne dénote pas avec l’esprit de la série : bordélique à souhait, punk dans l’âme, un gros n’importe quoi organisé qui peut vite devenir indigeste à moins d’être prévenu, le tout servi par un dessin au moins aussi underground. Attention où vous mettez les pieds, vous pouvez aussi bien détester qu’adorer notre Tank Girl !

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