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Starman - Omnibus t.2

 

Auteur
 James Robinson (scĂ©nario), Tony Harris, Craig Hamilton, John Watkiss, Steve Yeowell, Matt Smith, J.H. Williams III, Bret Blevins, Guy Davis, Wade von Grawbadger, Chris Sprouse,  and Gary Erskine  (dessin)
Editeur (Collection)
 DC Comics
Date de parution
 Mars 2009
Prix
 49.99 $
Nombre de pages
 416
Episodes VO
 Starman vol. 2 #17-29, Starman Annual #1, Showcase '95 #12, Showcase '96 #4-5
Correspondance VF
 Ă‰ditions Panini, juin 2010

 

In this second volume, Jack Knight's disturbing dreams drive him to New York City to meet the Golden Age Sandman! Collecting STARMAN #17-29, STARMAN ANNUAL #1 and stories from SHOWCASE '95 #12 and SHOWCASE '96 #4-5.

Au nom du père, et du fils…

Entre Nash (la fille du The Mist originel) qui a reprit le flambeau, une enquête aux côtés d'un Wesley Dodds vieillissant, et un étrange tableau qui ouvre une porte vers les enfers, Jack Knight a fort à faire pour maintenir un semblant d'ordre dans Opal City…

Deuxième tome de cette réédition du volume 2 de Starman en Omnibus et, comme ce fut le cas pour le premier, le packaging est soigné : nouvelle couverture cartonnée dessinée par Tony Harris (les originales pour chaque épisodes sont également présentes à l'intérieur), papier de qualité, gros travail sur le rendu des couleurs (la différence avec les TPB softcover est assez bluffante), préface/postface et commentaires de Tony Harris et James Robinson… Un excellent travail de la part de DC ! Et pour couronner le tout, le plus important, c'est-à-dire l'œuvre, n'est pas en reste… Que du bonheur!

A l'écriture, James Robinson continue le chemin entamé précédemment avec brio. En effet, sous couvert d'histoires super-héroïques somme toute assez basiques, l'auteur anglais nous propose en réalité un véritable traité sur la notion de patrimoine et le besoin qu'a l'homme de transmettre une partie de son vécu à sa descendance, mais également le besoin qu'a celle-ci de s'affranchir (d'une manière ou d'une autre) du poids de cet héritage. Ceci est évidemment visible au premier plan dans la relation que nourrit Jack avec son père. Depuis le début du titre, le scénariste l'a d'ailleurs fait évoluer. Alors qu'elle était tendue et conflictuelle, elle devient ici plus respectueuse, voir complice, avec un Jack qui, bien que désirant voler de ses propres ailes, est avide d'apprendre et de comprendre comment était Ted en tant que Starman (soit par sa propre bouche, soit par celles de ceux qui ont partagé ses aventures, comme Wesley Dodds par exemple). Mais Robinson ne s'arrête pas là, car en effet le sujet de la filliation est continuellement perceptible dans presque tous les rapports qu'entretiennent les protagonistes entre eux. Que cela soit dans la fratrie des flics O'Dares, avec Mason qui suit le chemin du paternel tandis que Matt en est l'antithèse en quête de rédemption… Ou alors par Kyle et Nash, les deux The Mist qui sont conduits par la même haine envers la famille Knight…  Mais aussi paradoxalement Kyle et Jack qui, lorsqu'il va lui rendre visite en se faisant passant pour Kyle Jr. (le fils décédé du super-vilain), est presque compatissant envers le vieil homme devenu fou… Ou encore Solomon Grundy et Ted, qui voit le monstre comme un enfant qui renaitrait à nouveau chaque fois qu'il ressort de son marais… Dans chaque épisode, James Robinson tend à s'éloigner de ce qui semble être au prime abord l'intrigue principale, pour mieux se concentrer sur ce thème qui semble l'intéresser au plus haut point... Et finalement, le lecteur se rend compte que ce Starman est plus une histoire sur la famille, plutôt qu'une série de super-héros comme toutes les autres !

Pour la partie graphique, Tony Harris est toujours aux commandes. Et plus la série avance, plus on sent que l'artiste maîtrise son sujet de bout en bout. Notamment cette incroyable gestion des noirs profonds qui lui permettent principalement de définir les personnages par l'ombre plutôt que par le trait (et qui accentue intelligement la personnification de The Shade par exemple). Mais aussi cette narration éclatée qui, la plupart du temps, fait fit des gouttières pour mieux coller aux scénarios de Robinson. Ou encore ce style si personnel qui fonctionne à merveille et ce pour les expressions des divers intervenants, comme pour donner vie aux décors ou à Opal City… Enfin bref, on n'est toujours pas deçus du voyage ! A noter également sur différents épisodes, la présence de Guy Davis (B.P.R.D.), Steve Yeowell (The Invisibles) ou encore J.H. Williams III (Promethea), parmi d'autres artistes qui viennent prêter mains fortes à Harris…

En conclusion, ce Starman vol.2 est sans aucun doute l'une des séries super-héroïques mainstrem les plus intéressantes et profondes de tous les temps… Il faudrait être complètement fou pour s'en priver !

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