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Les trompettes de l'Apocalypse...

21ème Siècle, dans une société dérivant inexorablement vers la violence, les premiers super-héros tels que Superman, Batman ou Wonder Woman ont vieilli. Certains se sont même totalement retirés. Parallèlement, une cohorte de nouveaux méta-humains, indisciplinés et dangereux, arpentent les rues de Metropolis ou Gotham. Quand, suite aux comportements amoraux et sans scrupule de ces nouveaux vigilantes, l'état du Kansas subit une irradiation nucléaire, Superman décide de reformer la JLA… Mais l'ancienne garde a-t-elle encore sa place en ce monde ?

Avec Kingdom Come (d'après une idée originale d'Alex Ross), Mark Waid désire clairement confronter les comics ''dark & gritty'' modernes aux classiques qui ont bercé son enfance. Adoptant le point de vue du prêtre Norman McCay, la narration permet au lecteur de s'identifier à cette figure humaine assaillie de doutes, et appuie également les références à la Bible. Sur fond d'Apocalypse (les liens avec Le Livre des Révélations sont ici plus qu'évidents), l'auteur situe son histoire dans un futur où l'on assiste à un conflit qui oppose les super-héros traditionnels à de nouveaux méta-humains sans foi ni loi. Abordant le rôle du défenseur dans la société, Waid questionne la place des personnages du Golden Age dans les comics actuels tout en pointant du doigt la production des 90's qui met en avant des êtres violents et meurtriers. Il nous montre des héros vieillissants, dépités et emplis de désillusion qui doivent lutter contre une nouvelle génération qu'ils ne comprennent pas. D'autre part, le scénariste incite le lecteur à la réflexion en glissant savamment des interrogations dans les dialogues (p. ex. un extra-terrestre tel que Superman peut-il décider de ce qui est bien ou mal pour l'Humanité alors qu'il n'en fait pas partie ?). Au final, même s'il n'est pas des plus innovants, Kingdom Come demeure un récit fort intéressant.

Si on ne peut que s'incliner devant l'élégance des peintures à la gouache d'Alex Ross, la vision de cette bande-dessinée peut toutefois laisser perplexe… Oui, c'est évidemment très beau ! Mais est-ce suffisant ? Parfait pour les gros plans sur les personnages, ou encore pour les poses iconiques, le style hyperréaliste de Ross peine à convaincre le reste du temps. Statique, la mise en scène n'éveille jamais l'intérêt du lecteur. Et au final, une désagréable impression d'être en train de lire un roman-photo (sic !) se fait sentir... En conclusion, même si on apprécie les magnifiques couvertures du bonhomme, force et de constater que ce n'est franchement pas un très bon raconteur d'histoire.

Bien que soulevant des questions fondamentales sur les super-héros, Kingdom Come reste en deçà de son illustre modèle : Watchmen. Maintenant, si vous aimez l'univers DC et le style d'Alex Ross…
 

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