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JSA : The Golden Age

Auteur
 James Robinson (scénario), Paul Smith (dessin)
Editeur (Collection)
 DC Comics
Date de parution
 Juin 2005
Prix
 19.99 $
Nombre de pages
 200
Episodes VO
 JSA : The Golden Age #1-4
Correspondance VF
 Inédit

 

 
Some of the greatest heroes of the 1940s, including the original Green Lantern, Atom, Hawkman, Starman, and others, return in this spectacular tale. The story follows their postwar adventures as they battle evil in a world they fear may no longer need them. And as their importance wanes, a new hero, Dynaman, rallies the nation behind his fascist agenda.

Du neuf avec du vieux...

Après la Deuxième Guerre Mondiale, les membres de la Justice Society et d'All-Star Squadron se sont retirés.  Les défenseurs d'antan s'adaptent à de nouvelles vies civiles qui sont bien loin de leurs exploits passés. Tex Thompson (ancien Americommando) est acclamé en héros à son retour d'Europe et utilise sa notoriété pour lancer sa carrière politique. Élu sénateur, il recrute différents super-héros pour former un nouveau groupe convenant mieux à son époque…

Faisant le pont entre la fin de la Deuxième Guerre Mondiale et le début du Silver Age, cette minisérie peut être comparée à DC : The New Frontier, notamment sur deux points. Comme cette dernière (et déjà bien avant puisqu'elle la précède de plus de 10 ans), JSA : The Golden Age est situé à l'orée du McCarthysme, et elle propose également une vision touchante du Golden Age (comme son nom l'indique). James Robinson aime ces personnages, et cela se sent ! Leur insufflant sensibilité et profondeur, il dépoussière ces anciennes figures et leur donne une nouvelle dimension. S'inspirant sans doute du Watchmen de Moore et Gibbons, l'auteur nous décrit des héros qui doutent et qui souffrent. Divorce, alcoolisme, problèmes professionnels, rien ne leur est épargné. En ce sens, The Golden Age fait du neuf avec du vieux et actualise les icônes proprets d'antan tout en leur rendant hommage.

Si cette minisérie est intéressante sur le fond, c'est aussi une très bonne entrée en matière pour découvrir le style racé de Robinson. Bien que le niveau d'un Starman (qui suivra quelques mois plus tard) ne soit pas encore atteint, l'écriture du britannique est tout à fait délectable. Les puristes noteront également que, bien que The Golden Age soit un récit hors-continuité (édité sous le label Elseworlds), Robinson en conservera tout de même des éléments pour les incorporer dans son Starman, notamment la dépression nerveuse de Ted Knight.

Connu pour avoir succédé à David Cockrum sur le titre Uncanny X-Men (cf. X-Men : L'intégrale 1983), Paul Smith se charge de la partie graphique. S'éloignant du style qui l'a rendu célèbre, Smith adapte ses dessins pour rendre hommage à ces héros du passé. Tout en évitant de tomber dans la parodie, l'artiste nous fait voyager dans le temps avec respect mais sans excès. Soigné et fin, la trait de Smith est des plus plaisants. Par contre, pour ses compositions de pages, l'illustrateur ne s'impose le storytelling de l'époque. Classique, la mise en scène est fluide et lisible mais sait également être plus déconstruite pour appuyer le scénario (les souvenirs de Manhunter). Un travail très agréable à contempler.

En totale adéquation avec le trait de Smith, le coloriste Richard Ory utilise le bleu à foison (les ombrages, les blancs ''bleutés'', etc.). Rendant l'atmosphère du récit quasiment palpable, il contribue grandement à la réussite de l'œuvre.

Peut-ĂŞtre moins nostalgique que DC : The New Frontier, ce JSA : The Golden Age ravira tous les fans des comics de l'Ă©poque mais Ă©galement les amoureux de l'Ă©criture splendide de James ''Starman'' Robinson.

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