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Dreamwar

Auteur
Keith Giffen (scénario), Lee Garbett (dessin)
Editeur (Collection)
Panini Comics
Date de parution
Septembre 2009
Prix
13.00 €
Nombre de pages
144
Episodes VO
DC/WildStorm: Dreamwar #1-6

 

Ils sont les plus grands super-héros de leurs univers respectifs. Mais quand la Ligue de Justice, les Titans et La Légion des Super-Héros apparaissent dans l'univers WildStorm, le monde tremble. Ces héros fraichement débarqués semblent ne guère s'en soucier. Horrifiés par la philosophie des groupes comme WiIdC.A.T.s. Authority et Stormwatch, ils décident de faire le ménage et de sauver cet univers... Peut-être au prix de leurs âmes. Keith Giffen (52), Lee Garbett (Barman) et Trevor Scott (Deaathblow) nous livrent ici l'une des plus grandes rencontres au sommet de tous les temps, dans un récit qui explore la nature profonde de l'héroïsme.

Un crossover intelligent

Crossover à grande échelle entre l’univers Wildstorm et l’univers DC (DC étant, pour les deux du fond qui ne suivent pas, la maison-mère de Wildstorm), Dreamwar est l’exemple-type de ce que peut etre une bonne histoire, dès lors que les artistes sont libérés de la contrainte éditoriale de la continuité.

 

La JLA, les Teen Titans et la Légion des Super-Héros atterrissent sur la terre Wildstorm, au moment où des cataclysmes climatiques se déroulent à l’échelle gobale. Ils vont se retrouver confrontés aux équipe de cet univers, les Stormwatch, The Authority, WildC.A.T.S, Gen 13, Wetworks, etc. Bien sûr, ils devront faire front commun contre leur ennemi. Mais les apparences peuvent parfois être trompeuses…

 

Keith Giffen, le scénariste de 52, écrit cette fois-ci une histoire vue plutôt de l’angle de vue wildstormien. L’intrigue de base, en effet, ressemble beaucoup plus à une histoire de The Authority, qui tient d’ailleurs le 1er rôle, qu’à une de la JLA. Perso, ce n’est pas pour me déplaire, tant je préfère la création d’Ellis à celle de DC dans les années 60. Giffen nous donne également matière à réfléchir entre la notion de super-héroïsme telle qu’elle est définie dans ces 2 maisons d’édition « sœurs » et la distance qui existe entre cette définition datant des années 60, pour la JLA et les années 90, pour The Authority. Du boy-scoutisme de base « supermanien » et la radicalité de The Authority, en passant par « un légionnaire ne tue pas », Giffen nous montre les différentes possibilités. Intéressant, instructif. Rien de mieux qu’une démonstration empirique plutôt qu’un long discours.

 

Aux dessins, Lee Garbett fait des merveilles dans la gestion des groupes. Ses pages sont dynamiques, ses cadrages respectent idéalement l’histoire, le storytelling est bien vu et rythme bien l’intrigue, rien à redire. De plus, ses personnages sont élégants, restent les expressions en phase calme, qui restent à améliorer. En phase d’action, rien à redire.

 

Une des bonnes surprises de l’année en ce qui concerne l’univers DC, peut-être même la meilleure histoire relative à ces personnages lue cette année, voire même depuis plusieurs années.

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