Comicszone

  • Full Screen
  • Wide Screen
  • Narrow Screen
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size

Crisis On Infinite Earths

Auteur
 Marv Wolfman (scénario), George Pérez (dessin)
Editeur (Collection)
 DC Comics
Date de parution
 Janvier 2001 (Reprint Edition)
Prix
 29.99 $
Nombre de pages
 368
Episodes VO
 Crisis On Infinite Earths #1-12
Correspondance VF
 Crisis On Infinite Earths t. 1-4 (Éditions Sémic); Crisis On Infinite Earths (Éditions Panini); Divers autres...

 

This is the story that changed the DC Universe forever. A mysterious being known as the Anti-Monitor has begun a crusade across time to bring about the end of all existence. As alternate earths are systematically destroyed, the Monitor quickly assembles a team of super-heroes from across time and space to battle his counterpart and stop the destruction. DC's greatest heroes including Superman, Batman, Wonder Woman, Green Lantern, and Aquaman, assemble to stop the menace, but as they watch both the Flash and Supergirl die in battle, they begin to wonder if even all of the heroes in the world can stop this destructive force.

Indigestion de multivers

Sur Terre-III, une vague d’antimatière détruit tout sur son passage , sous le regard impuissant de Pariah, un mystérieux personnage. Sur la même planète, Alexander Luthor décide de sauver son fils du désastre en l’envoyant sur Terre-I. Dans le même temps, Monitor et Harbringer, conscients de cette menace qui pèse non seulement sur Terre-III mais aussi sur une multitude d’univers, recrutent des êtres de différents pouvoirs, époques et réalités pour lutter à leurs côtés…

1985, DC veut faire le ménage dans son grand bordel (dés)organisé en simplifiant la continuité et en réduisant le nombre d’univers dans lesquels se baladent les mecs en collants de la firme (Terre-I, Terre-II, Terre-3, Terre-S, Terre-X, Terre-Prime, j’en passe et des meilleures…). Pour ce faire, Marv Wolfman et George Pérez sont mis en charge de produire un crossover de 12 épisodes qui remette de l’ordre dans ce gros fouillis… Et autant dire que ce n’est pas gagné !

Wolfman a beau crier sur tous les toits (et dans sa préface) que son Crisis est une œuvre destinée à de nouveaux venus peu habitués au lourd passif de DC, n’empêche qu’il vaut mieux ne pas débuter sa culture comics avec cette maxi-série ! Imaginez un récit ayant court dans plusieurs univers, qui plus est à différentes époques de chacune de ces réalités, et en plus rempli à ras bord de personnages secondaires, pour la plupart inconnus ou oubliés et vous aurez en substance ce que contient cette bouillie indigeste… A moins d’être donc très (mais alors très !) motivé, il y a de quoi rebuter le plus enragé des lecteurs de comics ! En ce sens, la première partie de cette histoire se révèle être très vite un véritable calvaire à lire… Aller-retours incessants entre différents espace-temps, références à de multiples séries, une chatte n’y retrouverai pas ses petits. N’empêche que, malgré ces gros défauts, tout n’est pas à jeter dans ce Crisis On Infinite Earths. Wolfman offre même parfois de très bons moments centrés sur certains protagonistes. On retiendra évidemment le double-épisode central qui développe Super-Girl pour finalement l’amener à sa fatale destinée, les passages avec The Flash/Barry Allen et le Psycho-Pirate, l’impuissance du Superman de Terre-II lorsqu’il se rend compte qu’un seul ‘‘nouvel’’ univers subsiste, l’alliance entre Lex Luthor et Brainiac, etc... Mais, au final, tout cela pèse bien maigrement dans la balance. Alors oui, dans le sens où, à la fin de la série, l’univers DC est devenu plus accessible et les événements survenus ont eu  un réel impact sur pléthore de personnages, le but est atteint. Mais un crossover doit avant tout être une bonne histoire, et là, on ne peut pas dire que Marv Wolfman ait réussi son pari...

Pour la partie graphique, c’est le très populaire George Pérez qui tient les crayons. Collaborateur de longue date de Wolfman (New Teen Titans), l’artiste portoricain abat ici un travail de titan (justement…). Il n’est pas rare que les planches contiennent plusieurs dizaines de super-héros/vilains à représenter, et force est de constater que Pérez s’en sort toujours avec les honneurs et sans jamais prétériter les détails (les costumes, attitudes et expressions corporelles de chacun des personnages sont en effet étonnamment toujours très brillamment exécutés). Les compositions de pages elles-aussi fourmillent de cases (souvent une dizaine, ce qui est relativement élevé pour du format US) et le dessinateur s’essaye à des agencements peu commun pour l’époque. Cependant, son storytelling n’est pas toujours très clair. Au vu du scénario, on ne peut décemment pas lui lancer la pierre, mais un plus de rigueur et de simplicité aurait sans doute contribué à rendre le tout plus digeste et compréhensible. Or ce n’est vraiment pas toujours le cas…

En conclusion, ce fameux Crisis On Infinite Earths n’est certainement pas la première à lecture à conseiller à quelqu’un qui voudrait se lancer dans l’univers DC… Loin de là !

Derniers commentaires

You are here: DC Crisis On Infinite Earths
icone_rss