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52, t.4

Auteur
 Geoff Johns, Grant Morrison, Greg Rucka & Mark Waid (scénario), Keith Giffen (storyboard), Eddy Barrows, Chris Batista, Joe Benett, Giuseppe Camuncoli, Jamal Igle, Dan Jurgens, Justiniano, Mike McKone, Patrick Olliffe & Darick Robertson (dessin)
Editeur (Collection)
 DC Comics
Date de parution
 Novembre 2007
Prix
 19.99 $
Nombre de pages
 304
Episodes VO
 52 #40-52
Correspondance VF
 52 #10-13 (Éditions Panini)

 

The story of the DC Universe's most eventful year concludes in this final action-packed volume in the series featuring an epic WORLD WAR III between the planet's super-powered beings. Discover the final fates of the stars of the series — Booster Gold, Renee Montoya, Black Adam, The Elongated Man, Animal Man, Lobo, Starfire and Adam Strange — from 52 #40-52!

I have a question. Are you ready?

Rip Hunter et Supernova, qui se révèle être en fait Booster Gold dont la mort a été montée de toute pièce, emprisonnent Skeets, le robot de Booster responsable de la faille temporelle, dans la Phantom Zone… A Metropolis, Lex Luthor reprend ce qu'il avait donné et cause la mort de dizaines de méta-humains qui avaient pris part à son Everyman Project. Retenant la nièce de Steel en otage, il oblige celui-ci à agir… Ralph Dibny, aidé par le Dr. Fate, essaie désespérément de trouver un moyen de ramener sa femme d'entre les morts… Au Kahndaq, Black Adam et sa famille continuent leur règne. Déployant sa Suicide Squad contre eux, Amanda Waller force Osiris à tuer un de ses agents et ternit ainsi leur réputation alors que l'événement est retransmis à la télévision… Sur Oolang Island, le diabolique Chang Tzu,oblige Will Magnus, le père des Metal Men, à lancer les Four Horsemen d'Apokolips sur les terres de Black Adam… Atteint d'un cancer, Vic Sage aka The Question est mourant. Renee Montoya fait l'impossible pour tenter de soulager les souffrances de son ami… Dans l'espace, Lady Styx pourchasse Adam Strange, Starfire et Animal Man. Ce dernier meurt, puis se retrouve entouré par les étranges aliens qui lui ont accordé ses pouvoirs il y a bien longtemps de cela…

Pour les graphismes, rien de nouveau sous le soleil. Keith Giffen est toujours responsable des compositions de pages, des cadrages, de la narration en général, tandis que toute une brochette d'illustrateurs aux qualités artistiques variables se relaient pour la finition. Parmi ceux-ci, et dans ce recueil, on retiendra particulièrement Darick Robertson (Transmetropolitan, The Boys) qui, avec son style si spécifique et reconnaissable entre mille, change un peu de la normalisation ambiante. En effet, ces visages si expressifs, auxquels il donne vie avec son trait fin très travaillé, font la différence par rapport à d'autres dessinateurs plus lisses et consensuels. Pour ce qui est du storytelling, Giffen va au plus simple dans le but de rester efficace. Malheureusement, l'objectif n'est de loin pas toujours atteint et l'innovation n'est franchement pas au rendez-vous… Mais aux vues de la cadence du labeur, une vingtaine de pages sont produites hebdomadairement sur une année complète, le résultat est tout à fait acceptable.

Au scénario, les quatre grands architectes de 52 (Geoff Johns, Grant Morrison, Greg Rucka et Mark Waid) s'affairent comme des diables à mettre un terme aux trames principales et à toutes les sous-intrigues (ou presque). Le combat entre Luthor et Steel est assez rapidement conclu (trop facilement d'ailleurs), tout comme l'histoire de Ralph Dibny, l'Elongated Man, qui se voit offrir une fin des plus réussies quant à son personnage. Par contre, pour ce qui est de son enquête, la révélation prend malheureusement des airs de lapin sorti du chapeau... Vraiment dommage ! La conclusion la plus intéressante reste sans doute celle de l'aventure de Renee Montoya et Vic Sage (avec Kate, la Batwoman, au second plan). L'évolution de Montoya et sa recherche d'identité durant ces 52 semaines aura été des plus soignées, sans doute principalement grâce à un Greg Rucka très inspiré par l'ex-fliquette de Gotham Central. Une autre réussite de ce recueil, ce sont les personnages typiquement ''morrisonien'' comme Animal Man ou encore les fous furieux de Oolang Island qui amènent du piment et un peu d'exotisme parmi tout ce super-héroïsme classique. Mis à part cela, une grande partie de ces derniers épisodes sont centrés sur Black Adam et sa famille. Si le ton et la manière employés pour terminer son récit font pale figure (une grosse castagne orchestrée par Geoff Johns plus enclin à mettre en avant le muscle et le sang que l'esprit et la réflexion), le développement le concernant reste tout de même captivant et très bien exécuté. Et quant au dénouement final de 52 (celui qui met en scène Booster Gold, Rip Hunter et le Dr. Magnus, et qui explique la signification de ce nombre), même si il faut reconnaitre qu'il n'est pas très original (on n'est même pas très loin de la caricature du DCU !), il amène tout de même son lot de rebondissements et de divulgations, et en définitive fonctionne plutôt bien.

Au vu de l'ensemble de ces 52 épisodes, et même si certains archétypes du DC Universe reviennent encore et toujours contre vents et marées (vous n'en avez pas marre de toujours vous branler la nouille avec votre Multivers les gars ?!?!), la pionnière des séries hebdomadaires s'en sort plutôt avec les honneurs. Un des meilleurs ''event'' du n°2 du marché des comics depuis des lunes… Il était temps !

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