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52, t.1

Auteur
 Geoff Johns, Grant Morrison, Greg Rucka & Mark Waid (scénario), Keith Giffen (storyboard), Eddy Barrows, Chris Batista, Joe Benett, Ken Lashley, Shawn Moll & Todd Nauck (dessin)
Editeur (Collection)
 DC Comics
Date de parution
 Mai 2007
Prix
 19.99 $
Nombre de pages
 304
Episodes VO
 52 #1-13
Correspondance VF
 52 #1-4 (Éditions Panini)

 

After the INFINITE CRISIS, the DCU spent a year without Superman, Batman and Wonder Woman — a year in which those heroes were needed more than ever as the fate of the world hung in the balance.

Don't miss the first of a four-volume collection featuring the lead stories from 52 WEEK 1-13 of the unprecedented, critically acclaimed weekly series of death, danger, romance, terror and the never-ending search for heroism in the DC Universe's most eventful year ever.

52: A year without Superman; a year without Batman; a year without Wonder Woman
but not a year without heroes.

Time is broken

AprÚs Infinite Crisis, Superman, Batman et Wonder Woman ont disparu de la circulation. Mais que se passe-t-il quand les trois plus grands justiciers que la Terre ait connus ne sont plus là pour la défendre ? Comment réagissent les civils ? Que fait la communauté super-héroïque ? Des éléments de réponses viennent au grand jour en suivant les destins de Renee Montoya, Ralph Dibny, John Henry Irons, Booster Gold et pleins d'autres


Quelle entreprise couillue que celle-ci ! 52 single issues en 52 semaines pour suivre l'année entiÚre qui a suivi le crossover Infinite Crisis
 Quasiment du comics en temps réel ! Qui dit projet hors norme, dit équipe hors du commun. Quatre monstres scénaristiques : Geoff Johns, Grant Morrison, Greg Rucka et Mark Waid, un ''organisateur graphique'' : Keith Giffen, et pléthores de dessinateurs plus ou moins connus
 DC s'est lancé un défi complÚtement fou ! Alors, est-ce que le numéro deux du médium BD aux USA l'a-t-il relevé avec panache ?

Et bien ces 13 premiĂšres semaines ici recueillies le laissent prĂ©sager ! Il faut dire qu'aprĂšs la grosse dĂ©ception d'Infinite Crisis, il y avait de quoi s'inquiĂ©ter. Mais lĂ , le scĂ©nario dense et multiple proposĂ© par les quatre lascars est d'un tout autre niveau. En lieu et place d'intrigues prĂ©textes et de grosses bastons qui tachent, Johns, Morrison, Rucka et Waid s'attardent sur des personnages de seconde zone ou peu connus du grand public (ce qui Ă©tait aussi un peu le but de 52) et s'efforcent de construire une base solide propice Ă  de futurs dĂ©veloppements, non pas axĂ©s sur de l'action bourrine, mais bel et bien sur l'Ă©volution des personnages dans le temps et par rapport aux Ă©vĂ©nements auxquels ils sont confrontĂ©s. Quatre trames principales sont ainsi mises en avant. Le comique malgrĂ© lui Booster Gold, pseudo-hĂ©ros arriviste et vĂ©nal qui utilise sa connaissance du passĂ© (puisqu'il vient du futur) pour son unique profit. L'ex-flickette Renee Montoya en pleine remise en cause existentielle que Question embarque pour une enquĂȘte privĂ©e dangereuse dans la nuit de Gotham. L'Elongated Man dĂ©primĂ© Ralph Dibny qui, alors qu'il voulait mettre fin Ă  ces jours, apprend que la tombe de feue sa femme a Ă©tĂ© profanĂ©e par un culte sectaire kryptonien qui croit en la rĂ©surrection. John Henry Irons aka Steel qui aide le sauvetage des civils touchĂ©s par la rĂ©cente crise et qui tente pĂ©niblement d'inculquer certaines valeurs Ă  sa niĂšce qui veut dĂ©sespĂ©rĂ©ment et Ă  tout prix ĂȘtre une super-hĂ©roĂŻne. Tout cela et bien plus encore (Animal Man, Starfire et Adam Strange perdus dans l'espace lointain ; les dĂ©cisions politiques de Black Adam ; l'apparition d'une nouvelle Batwoman ,etc...) est finement entremĂȘlĂ© et savamment dosĂ© par ces huit mains d'auteurs qui, en plus de produire un feuilleton trĂšs addictif, construisent un rĂ©cit touffu et ultra-rĂ©fĂ©rentiel par rapport au DCU, sans pour autant que cela porte prĂ©judice aux lecteurs novices ! Ajoutez Ă  cela des rĂ©fĂ©rences religieuses, historiques et culturelles et vous obtenez une putain de bonne histoire, rien de moins !

Pour la partie graphique, l'enthousiasme est nettement moins présent. Il faut dire que tenir une certaine rigueur qualitative ainsi qu'une unité visuelle sur un titre hebdomadaire pendant une année n'est pas des plus simples. Ce 52 est donc plus à rapprocher d'un travail de studio avec dessinateurs qui s'enchaßnent pour pouvoir conserver le rythme de parution imposé par l'éditeur. Dans ce but, c'est Keith Giffen qui organise les compositions de pages sous la forme de sortes de storyboard accompagnés d'un grand nombre d'illustrateurs qui finalisent le tout (aidés par tout un ban d'encreurs). Il en ressort effectivement une certaine harmonie et continuité dans les planches, mais malheureusement le storytelling n'est pas des plus ambitieux, voire carrément léger par moment. Et quant au style des différents intervenants, il est comme fondu dans une moule sans ùme et passe-partout. Autrement dit : définitivement rien de transcendant à ce niveau-là.

Avec ce premier recueil, 52 crĂ©Ă© la surprise ! Et mĂȘme si les graphismes sont peu excitants, le scĂ©nario vaut largement le dĂ©tour et se rĂ©vĂšle ĂȘtre sans doute le meilleur event de DC depuis fort longtemps...

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