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The Goon, t.8

Auteur
 Eric Powell (scénario & dessin)
Editeur (Collection)
 Dark Horse
Date de parution
 July 2009
Prix
 15.95 $
Nombre de pages
 112
Episodes VO
 The Goon #24-27
Correspondance VF
 Inédit, à paraître (Éditions Délcourt)

 

The town on the edge of Horse-Eater's Wood is permeated by all manner of dark things -- hatred, fear, unhappiness, demons, and the undead (to name a few) -- brought on by a curse that has festered within the forest for many years. The Goon himself was drawn by the power of the curse, but his soul is not consumed by this bleak place, and he discovers that he is the only hope for his town. Goon's greatest foe, the dead mobster Labrazio, mounts his assault from a macabre burlesque house, using the Zombie Priest and his demonic kitty to put on the squeeze. It's up to the Goon, Franky, and all their pals to fight for the life their town deserves!

Happiness is for pussies…

Tandis que tous ces rivaux se rallient derrière Labrazio, un ennemi que le Goon croyait mort et enterré depuis belle lurette, notre héros est face à un terrible dilemme : mener une guerre totale face à ses opposants, ou alors abandonner la ville maudite à son triste sort…  

Suite directe de A Place Of Heartache, ce Those That Is Damned voit Eric Powell poursuivre les changements apportés à la série depuis l’excellentissime Chinatown. Moins d’humour frontal et décérébré, et un traitement des personnages plus profond sont les deux grandes lignes directrice de ce ‘‘nouveau’’ Goon. Ainsi, le scénariste ressuscite Labrazio pour l’opposer au Goon mais ce qui l’intéresse vraiment là-dedans ce n’est non pas l’affrontement en lui-même, mais bel et bien l’état d’âme de gros castagneur patibulaire complètement dépassé par les événements. Comme dans Chinatown, on sent le Goon fragile, avec quelque chose de brisé en lui, sans pour autant que cela ne nuise à l'image du protagoniste principal, bien au contraire ! Depuis quelques recueils, Powell brise l’image parfois trop simpliste de son héros, mais comme disait l’autre : c’est pour son bien… Et du coup pour celui du lecteur aussi !

D’un point de vue graphique, là aussi on est dans la droite lignée du TPB précédant avec, rappelons-le, l’arrivée de Dave Stewart à la couleur. Si certains aficionados des débuts auront peut-être quelques appréhensions, et seront déçus du fait que Powell ait (pour un temps seulement ?) abandonné la colorisation, force est de constater que le mariage Powell/Stewart fait bon ménage ! Amenant plus de subtilité qu’auparavant, les tons utilisés par Dave Stewart permettent une très bonne mise en valeur du trait puissant et dynamique d’Eric Powell. Alors ne soyons pas bégueules et sachons apprécier cette nouvelle tournure artistique à sa juste valeur !

A noter également la présence dans ce recueil d’une foultitude de mini-histoires de quelques pages scénarisées et/ou dessinées par d’autres artistes... On appréciera tout particulièrement celles des Fillbäch Brothers qui, tout en sachant gardant la saveur originale de la série, arrivent à s’approprier l’univers du Goon. Mais surtout celle de Rebecca Sugar qui, en seulement trois planches sur le drôlissime Dr. Alloy, vous fera hurler de rire. Sans oublier encore d’autres personnalités certainement plus connues du grand public comme John Arcudi ou encore Kyle Hotz...

En conclusion, si A Place Of Heartache vous a plu, il n’y a aucune raison que la deuxième partie de cette trilogie ne vous fasse pas passer un excellent moment de lecture… Vivement la suite (et fin) de cet arc avec Calamity Of Conscience en octobre !

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