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The Goon, t.2

Auteur
 Eric Powell (scénario & dessin)
Editeur (Collection)
 Dark Horse
Date de parution
 Mai 2004
Prix
 13.95 $
Nombre de pages
 128
Episodes VO
 The Goon #1-4
Correspondance VF
 The Goon, t.2 Enfance Assassine (Éditions Délcourt)

 

The Goon and Franky have been best friends ever since they was tykes. Find out how the two little ankle-biters became best pals, and how they muscled their way into the rackets of big-time crime-boss, Labrazio--who, incidentally, nobody's seen in a while. This trip down memory lane ain't gonna be no joyride, neither. Franky and the Goon are going to have to take on a horde of zombies, an army of hoboes, a couple of grave robbin' mongoloids, a guy with a gold head and his killer robot, a pie-crazed skunk ape, one homely, man-crazy sea hag, and whole lot of other things that smell just as bad if not worse. Pick up a copy, because those uptown rich people may have the cops and their G-men, but down here all we got is the Goon! Collecting issues #1-4 of the Dark Horse series, plus the 8-page story from Drawing on Your Nightmares; "The Brothers Mud."

How to stop being a sissy and man yourself up…

Après que sa tante, qui l'élevait dans un cirque, ait été tuée par Labrazio, le jeune Goon se venge, récupère le livre de comptes contenant les adresses des personnes endettées auprès du mafieux, et se dirige vers la ville pour faire fortune…

Avec ce deuxième recueil (qui contient en fait les premiers épisodes pour Dark Horse, le premier TPB étant constitué de matériel édité par Albatross Exploding Funny Books), Eric Powell s'attarde quelque peu sur les origines de The Goon. Si certains passage se font plus graves (la mort de la tante), le gros du recueil poursuit sur les bases écrites par l'auteur précédemment, c'est-à-dire cet assortiment si réussi d'humour débile totalement assumé, d'action bien bourrine et d'horreur ultra-référentielle… Un mélange bien utilisé dès la rencontre entre le jeune homme patibulaire et Francis (aka Franky) qui n'est encore pas le bagarreur qu'on connait et qui se fait particulièrement malmener par les autres enfants. Powell continue également d'élargir son bestiaire ainsi que le nombre de personnages secondaires. Ainsi, après Le Prêtre Zombie et Buzzard, ces pages nous offrent les premiers pas d'un des protagonistes les plus drôles de la série : le diabolique Dr. Hieronymous Alloy. Scientifique totalement fou à la peau dorée (un accident survenu lors d'une de ses tentatives visant la mise en pratique de l'Alchimie) et qui tient un langage des plus châtiés (dans le sens premier du terme), Alloy est à lui seul un hommage à tout un pan de la science-fiction carton-pâte des années 50. Persuadé de sa bonne foi et de la justesse de sa cause dans tout ce qu'il entreprend, ce professeur maboul incompris du monde qui l'entoure ne manquera pas de mettre des bâtons dans les roues de notre héros castagneur… Tout un programme !

Pour la partie graphique, c'est toujours aussi réussi. Le style cartonny bad-ass du bonhomme fonctionne à merveille dans ce monde déjanté et improbable, surtout quand, comme c'est le cas ici, la narration est maitrisée dans le rythme comme dans les cadrages. Comme dans le premier TPB, Powell représente les flash-back en crayonnés élaborés, mais cette fois encore plus travaillés qu'auparavant (notamment dans les dégradés, et c'est vraiment très beau !). Les faux intermèdes à caractère commercial sont toujours présents (la pub pour le maïs transgénique !), tandis que l'artiste s'essaye même au roman-photo (dans une introduction avec une sorte d'Huckleberry Finn trouvant un comic-book de The Goon). A noter que, le temps de quelques pages, il laisse sa place à Kyle Hotz (Billy The Kid's Old Timey Oddities, avec Powell au scénario) qui s'amuse comme un petit fou en s'appropriant le personnage et l'univers. Il faut également signaler le superbe travail de colorisation effectué avec l'aide de Robin Powell, Shaynne Corbett et Barry Gregory. Que cela soit dans ces couvertures peintes, ou bien évidemment dans ces planches pleines de puissance et de dynamisme, Eric Powell arrive à donner un cachet tout particulier à son œuvre et ce, en partie grâce à la couleur. Encore une fois un sans faute au niveau visuel.

Pour résumer, et pour les deux du fond qui n'ont toujours pas compris : The Goon c'est vachement bien !

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