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HS - Rencontres

Hellboy : Rencontres
Auteur(s) James Robinson et Mike Mignola (scénario), Mike Mignola et Scott Benefiel (dessin)
Editeur (collection)
Semic (Semic Books)
Date de parution
Juillet 2004
Prix 11€
Nombre de pages
120
Episodes VO Batman/Hellboy/Starman #1-2, Ghost/Hellboy #1-2
hellboy rencontres

Hellboy est un démon orphelin recueilli par les soldats américains durant la Seconde Guerre Mondiale. Devenu adultes et membre émérite du Bureau of Paranormal Research and Defense (BPRD), il enquête dans les milieux démoniaques, affrontant vampires, loup-garous, savants fous et anciens dieux. Dominant de nombreux sorts et incantations, et faisant confiance à son imposant poing d'acier, Hellboy est le "nettoyeur" idéal, débarassant la planète des sorciers néo-nazis et des créatures extra-dimensionnelles qui prennent la Terre pour une proie facile.

 

Cependant, il lui arrive de rencontrer plus fort que lui. Si la perspective ne l'effraie nullement, un coup de main n'est jamais de trop. Au cours de deux enquêtes qui tournent rapidement au cauchemar, il affronte, avec Batman, des néo-nazis opérant à Gotham City, s'associe avec Starman dont le père, durant la Seconde Guerre Mondiale, avait déjà défait ces soldats du surnaturel, puis part à la chasse au fantôme à Arcadia City, patrie de la justicière Ghost.

 

Plus que des voyages, ces enquêtes sont des rencontres, et le démon écarlate aux cornes coupées n'est pas le plus inquiétant de tous ces protagonistes.

Batman, Hellboy, Starman, fuuuuuuuuuuusion !!

Ce Semic Book centré sur le personnage d’Hellboy comprend deux hors-série des aventures du démon cornu, Batman/Hellboy/Starman (1999), et Ghots/Hellboy (1996). Le personnage n’était alors pas encore connu du grand public, les deux excellents films débarquant respectivement en 2004 et 2008, et les histoires de Mike Mignola y étaient alors également plus légères et un peu moins pompeuses.

C’est James Robinson, connu justement pour son excellent run sur Starman ou encore pour JSA : The Golden Age, qui se charge de l’écriture des deux épisodes de Batman/Hellboy/Starman. A Gotham, le 1er Starman se voit capturé par des nazis dans le but de ressusciter une créature ancestrale. L’actuel Starman va donc tout faire pour retrouver son père, aidé en cela par Batman et par Hellboy, envoyé par le BPRD pour résoudre cette affaire de gros monstre lovecraftien. James Robinson arrive parfaitement à saisir l’esprit de la série Hellboy tout comme le côté tête brûlée de Starman, et alterne morceaux de bravoure et humour avec brio. On regrette juste que Batman se mette de lui-même en retrait dès le début, occupé par le Joker qui sévit dans sa sombre ville : du coup, cette mini-série regroupant un trio d’héros ne verra finalement que des duos se former. Et c’est un Mike Mignola en grande forme qui assure la partie graphique, de son style inimitable à base d’aplats de noir et de blanc, légèrement cubique et minimaliste, et jouant énormément sur l’atmosphère sombre et fantastique de l’histoire. Et il faut dire que le dessinateur a de quoi se faire plaisir avec le personnage de Batman, ces nazis à supers-pouvoirs ou encore ce gros monstre de style « Cthulhu » s’extirpant lentement de terre.

La seconde historiette, Ghost/Hellboy, voit se confronter notre petit diable bougon avec Ghost, un personnage de l’univers de Dark Horse. De son vraie prénom Elisa Cameron, elle va depuis sa mystérieuse mort prendre l’identité de Ghost et faire régner « sa » justice, tout en cherchant à savoir qui l’a tuée. Le personnage n’a jamais vraiment percé aux Etats-Unis, encore moins en France, mais a néanmoins eu droit à une soixantaine d’épisodes de 1993 à 1998, avant que le titre ne sois repris en juin 2012 suite à la parution de deux omnibus regroupant l’intégralité des séries du personnage. Cette fois Mike Mignola n’assure pas le dessin mais se contente du scénario, avec tous les travers qu’on lui connaît : une histoire d’une simplicité évidente mais souffrant d’une lourdeur scénaristique et d’une fausse complexité ennuyeuse. D’un trait très élégant, épuré mais toutefois suffisamment détaillé, le dessinateur Scott Benefiel rappelle presque des auteurs comme Frank Cho (Shanna), Terry Dodson (Spider-Man/Black Cat : The Evil That Men Do, Marvel Knights : Spider-Man) ou encore les covers de Gene Ha. Son style expressif et son storytelling bien pensé sont en plus un régal pour nos mirettes, et même si ses dessins parfois trop « purs » ne sont pas toujours en adéquation avec le scénario très fantastique et lovecraftien de Mignola, les magnifiques splash-pages dont sont garnis les deux épisodes de la mini-série font largement passer la pillule.

Encore facilement trouvable d’occasion, cet album plutôt plaisant vaut assurément le coup d’œil, malgré son côté très anecdotique. Mais bon, il faut avouer qu’il y a largement mieux en librairie...

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