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Harlequin Valentine

Auteur
   Neil Gaiman (scénario), John Bolton (dessin) 
Editeur (Collection)
   Carabas
Date de parution
   Mai 2003
Prix
   11.00 €
Nombre de pages
   42
Episodes VO
   Harlequin Valentine

 


C’est la Saint Valentin, les cœurs à l’envers.

Arlequin et sa valentine, Colombine ?

Une petite romance d’hiver que nous offrent messieurs Gaiman et Bolton, moderne et magique.

Veux-tu être ma Valentine ?

Arlequin est un personnage récurrent de la Commedia dell'arte : sorte de bouffon, créature amusante, lubrique qui, dans l'arlequinade, était censé séduire sa Colombine, toujours avec succès, alors qu'au contraire le personnage Pierrot qui, lui, aimait profondément Colombine, d'un amour vrai, ne fut jamais satisfait. On trouve également dans l'arlequinade d'autres personnages tels Pantalon ou encore Polichinelle (qui fera l'objet pour Gaiman du roman graphique Mr Punch, avec cette fois-ci Dave McKean comme illustrateur), mais Gaiman a ici choisi de s'arrêter à Arlequin et à sa Colombine, Missy.

Et que ce passe-t-il dans cet Harlequin Valentine ? A la surprise générale, Arlequin ne parvient pas à séduire sa Colombine, sa Valentine (puisque l'histoire se passe en ce jour saint des amoureux). Il rôde autour d'elle, invisible, l'observe, essaye de la conquérir en lui faisant comprendre ses sentiments, mais rien n'y fait. C'est d'ailleurs l'Arlequin qui nous conte le récit avec un phrasé très beau, très poétique. Neil Gaiman sait parfaitement utiliser les mots et il nous gâte dans cette merveilleuse poésie douce-amère d'une trentaine de pages, choisissant ses mots avec précision et nous faisant rentrer dans ce récit d'une rare beauté.

John Bolton, entre peinture et photographie, nous pond des planches très belles et précises malgré des dessins très statiques. Mais sa mise en scène classique rend justice au travail de Neil Gaiman et il n'a pas son pareil pour dessiner un Arlequin plus vrai que nature, avec une gestuelle très théâtrale du plus bel effet.

Nous voila donc avec une très belle poésie en guise d'ode à l'amour, en plus d'un essai plutôt pertinent de faire rentrer cette Comedia dell'arte dans la vie réelle. Neil Gaiman reste comme il est et demeure excellent, et John Bolton n'a pas à rougir de ses illustrations. Un très beau récit.

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