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Hard Boiled

Auteur
 Frank Miller (scénario), Geof Darrow (dessin)
Editeur (Collection)
 Dark Horse
Date de parution
 Mai 1993
Prix
 16.95 $
Nombre de pages
 128
Episodes VO
 Hard Boiled #1-3
Correspondance VF
 Hard Boiled, L'Intégrale (Éditions Délcourt)

 

Winner of the coveted Eisner Award! Carl Seltz is a suburban insurance investigator, a loving husband, and devoted father. Nixon is a berserk, homicidal tax collector racking up mind-boggling body counts in a diseased urban slaughterhouse. Unit Four is the ultimate robot killing machine -- and the last hope of the future's enslaved mechanical servants. And they're all the same psychotic entity.

I’m Carl Seltz and I’m a tax collector !

Carl Seltz, marié, deux enfants, vivant en banlieue dans un quartier tranquille, découvre qu'il est en fait un androïde manipulé par sa famille et par l'entreprise Willeford Home Appliances… Et ça, ça ne lui fait pas plaisir du tout !

Ultra-violent, extrême et provocateur, Hard Boiled n'est assurément pas à mettre en toutes les mains. Si ce n'est certes pas le meilleur travail de Frank Miller à ce jour, le scénario propose tout de même de grands moments très ''milleriens'', notamment dans le cynisme si symptomatique de l'auteur. Par la trame principale, on pense évidemment un peu (voire beaucoup !) à son Robocop, dont les mêmes thèmes sont ici recyclés en grande partie : l'homme amélioré par la robotique (l'humanité effacée par la technologie), la grande compagnie toute-puissante (l'argent qui corrompt le gouvernement), un futur sans foi ni loi (la dégénérescence et la déliquescence de la société), etc... De plus, et bien que développé seulement sur 3 épisodes, le traitement de Carl Seltz/Nixon est assez finement écrit pour rendre l'histoire intéressante. Loin d'être inoubliable, mais tout de même assez bon pour qu'un lecteur avide de sensations fortes y jette un œil.

Derrière les crayons, Geof Darrow y va une fois de plus de ses détails ultra-précis. Avec des planches fouillées et des dizaines de petits clins d'œil placés ici et là, le dessinateur d'Internal Transfer (sur un scénario de Moebius) laisse libre court à la démesure qui caractérise son style hors-norme et sans limite. Le storytelling est, lui aussi, très réfléchi et va dans le sens du scénario pour accentuer la définition des personnages, surtout dans les moments plus psychologiques (comme quand Seltz fait l'amour à sa femme tout en étant assailli de flashbacks de son opération, par exemple). Un travail maîtrisé de bout en bout ! Pour ne rien gâcher, les aplats de couleurs de Claude Legris s'accordent parfaitement aux dessins pour proposer un final une œuvre graphiquement très réussie.

Un comic-book extrême avec une partie graphique de fou furieux ! Pour lecteurs avertis seulement !

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