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Bubblegum Crisis

Bubblegum Crisis
Auteur
Adam Warren
Editeur (Collection)
Dark Horse France
Date de parution
1994
Prix
12€
Nombre de pages
120
Correspondance VO
Bubblegum Crisis: Grand Mal #1-4
bubblegum crisis

Mega-Tôkyô, 2031. Le grand tremblement de terre du Kanto, il y a 6 ans, a laissé des cicatrices que la ville n'est pas prête d'oublier. Malgré la situation, les immenses tour de Genom s'élèvent de plus en plus haut. Dans leurs ombres une nouvelle vague de crime a fait surface. Pour la combattre a été créé l'AD Police, qui aura bien besoin des capacités des Knight Sabers, une unité composée de quatre jeunes femmes, pour en venir à bout...

Knight Sabers, à l'attaque !

Même s’il a été découvert par beaucoup avec ses excellents travaux sur Empowered, il faut savoir qu’Adam Warren est, depuis plus de 20 ans, un des précurseurs du dessin type manga dans les comics (on peut le voir en particulier sur ses hors-séries Gen 13). On le remarque d’autant plus avec ce Bubblegum Crisis, adaptation d’un anime japonais où dans MegaTôkyô, gigantesque cité technologique, se livre une guerre entre les Boomers, créatures ouvrières mécaniques fournies par l’immense corporation GENOM, et les Knight Sabers, quatre jeunes filles vêtues d’armures qui officient clandestinement contre les robots et la firme. Le tout sous le regard impuissant de la police de MegaTôkyô baptisée AD Police...

Réalisé entre deux adaptations de The Dirty Pair qui ouvriront les portes du succès à Adam Warren, Bubblegum Crisis est un récit qui respire le cyberpunk : on pense en particulier aux mangas Akira et Gunnm, aux magazines 2000AD ou Metal Hurlant ou encore au fameux film Tetsuo de Shinya Tsukamoto. L’ambiance y est électrique, et cette immense mégalopole faite de béton et d’acier va livrer là un beau terrain de jeu pour nos Boomers et Knight Sabers, tout comme les autres protagonistes gravitant autour. Les enjeux et ramifications de l’histoire, un peu complexes au début (en partie à cause d’une narration saccadée – problème d’adaptation ?), se précisent au fur et à mesure des 4 épisodes où tout va s’éclaircir progressivement, jusqu’à une conclusion nous laissant un peu sur notre fin : on a la désagréable impression qu’il devait y avoir une suite, mais que celle-ci n’a jamais vue le jour. Si on laisse de côté ce scénario plutôt intéressant mais pas spécialement bien traité malgré un mélange des genres plutôt réussi (science-fiction, action, comédie, drame), Bubblegum Crisis vaut surtout le détour pour ses personnages hauts en couleur (on pense beaucoup à Emp d’Empowered), son univers profond dont on reprendrait bien une louche et pour les dessins d’Adam Warren.

En effet, le trait rond et japanisant (visages des personnages, expressions) de l’artiste est un petit régal pour les yeux. Aussi à l’aise sur des personnages que sur des gros mechas imposants, le style de Warren se démarque grandement – et à notre plus grand plaisir – de la production courante du milieu des années 90. Et même si le storytelling y est par moment perfectible, le dynamisme et la fraîcheur qui s’empare des planches est véritablement galvanisant, en particulier lors de scènes d’action plutôt réussies. On regrette juste un encrage parfois trop profond – mais peut-être est-ce dû à la qualité de l’impression – et des couleurs assez sombre, qui viennent ternir un peu l’ensemble. Mais globalement, même si ses dessins s’il n’atteignent pas la grâce et la fluidité de ses derniers travaux, ce Bubblegum Crisis bénéficie d’illustrations on ne peut plus correctes !

Les quelques défauts dont souffre le pourtant très correct Bubblegum Crisis n’en font pas forcément une lecture à recommander à tout prix. Mais pour les amateurs d’Adam Warren et/ou de cyberpunk, inutile d’hésiter !

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