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B.P.R.D., t.9 1946

Auteur
 Mike Mignola, Joshua Dysart (scénario), Paul Azaceta (dessin)
Editeur (Collection)
 Dark Horse
Date de parution
 Novembre 2008
Prix
 17.95 $
Nombre de pages
 144
Episodes VO
 B.P.R.D. : 1946 #1-5
Correspondance VF
 Inédit, à paraître (Éditions Delcourt)

 

In the wake of the Second World War, Professor Trevor Bruttenholm--occult investigator and guardian of the infant Hellboy--founded the Bureau for Paranormal Research and Defense to investigate and defuse the remains of the Axis's sophisticated occult warfare projects and potential Soviet threats. Now, with the help of a handful of war-weary American soldiers and their erstwhile Soviet allies, Bruttenholm unravels the mystery of the Nazi Occult Bureau's greatest and most threatening initiatives: Project Vampir Sturm.

1946 - Berlin : Ground Zero

Pendant l'après-Deuxième Guerre Mondiale à Berlin, le professeur Trevor ''Broom'' Bruttenholm du récent Bureau de Recherche et de Défense sur le Paranormal (B.P.R.D.) enquête sur les mystères cachés d'un des projets occultes des Nazis : das Vampiresturmprojekt.

Petit retour plus de 60 ans en arrière dans le temps pour la série B.P.R.D. permettant ainsi à l'équipe Arcudi & Davis de faire une pause et de laisser les manettes à Dysart & Azaceta.

Si l'excitation du fan-boy (qui sommeille quelque part en chacun de nous) était très présente à l'annonce de cette histoire centrée sur le professeur Broom, elle retombe malheureusement bien vite... En effet, le scénario de Joshua Dysart (Violent Messiahs, Swamp Thing, Conan and The Midnight God, etc ...), sur une idée de Mike Mignola, commence assez mal. L'auteur place un Bruttenholm mandaté par le gouvernement US pour enquêter sur des projets occultes nazis en plein Berlin d'après-guerre et l'affuble d'un docteur Howard Eaton, personnage quasiment inexistant et sans substance. Pendant une soixantaine de pages (grosso modo les 3 premiers épisodes), on piétine et c'est long (terriblement long !). Ce tandem à la Holmes & Watson, tout en devant traiter avec leurs homologues russes menés par une petite fille ressemblant étrangement à Nelly Oleson (oh my god !), va effectuer des recherches sur les obscurs travaux allemands. Bien que certaines scènes fonctionnent très bien (la clinique abandonnée), il ne se passe pas grand-chose et les révélations arrivent comme par enchantement sans que cela soit bien amené. Ensuite, et enfin, c'est mieux. On rentre dans le vif du sujet avec les 2 derniers épisodes où, là, le récit devient nettement plus intéressant et presque jouissif. Azaceta renoue avec le coté sérial d'Hellboy et nous propose un fin dantesque… Dommage que ce revirement ne soit pas survenu bien plut tôt !

Paul Azaceta (Captain Marvel vol.4) est chargé de la partie graphique. Avec cet encrage gras et appuyé, son style rappelle quelque peu celui de Michael Lark sur la série Gotham Central. Sauf que n'est pas Lark qui veut ! L'artiste n'est pas mauvais, loin de là, mais ses scènes d'expositions et de dialogues, qui constituent tout de même la plus grande partie du recueil (l'action y étant peu présente), sont loin d'être transcendantes et manquent cruellement de rythme. Si quelques planches sortent du lot : la première visite dans la clinique abandonnée (flippante à souhait), l'attaque finale (fun et dynamique), elles ne suffisent pas à totalement faire oublier le sentiment mitigé qui ressort une fois la dernière page tournée. A la couleur, Nick Filardi s'en sort mieux. Les violets bleutés dominent principalement jusqu'aux rebondissements finaux où l'utilisation de rouges orangés éclatants fait basculer le rendu visuel final en même temps que la narration. Même si on est loin d'un Dave Stewart, c'est plutôt bien vu.

Vraiment dommage que cette minisérie commence mollement, car les deux derniers épisodes sont vraiment mieux travaillés. D'autant plus dommage que ces retrouvailles avec le professeur Broom avaient de quoi titiller. Certainement l'un des moins bons TPB de B.P.R.D. et donc à réserver aux fans purs et durs de l'univers crée par Mignola…

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